RE FREDERIC II.
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rite des écoles publiques; c’était surtout des membres 1*53-
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de l’Académie. Ainsi Sulzer inspecta plusieurs pro-vinces, et fut nommé directeur du collège de Joachim,à Berlin ; plus tard, Mérian, qui le remplaça dans cettedirection, remplit aussi l’office d’inspecteur du collègefrançais. Or, ce 11 ’était point là de vains titres honori-fiques : sous Frédéric, il n’y eut jamais de sinécures.
Tel était le zèle du Roi pour l’éducation de la jeu-nesse , que, durant la guerre de 176o, au milieu dutumulte des armes et des plus graves préoccupations,il écrivit au chef du grand Consistoire qu’il venait d’en-gager huit maîtres d’école en Saxe, contrée où l’ontrouve fort peu de paysans qui ne sachent lire. Plustard, il rédigea, de sa propre main, dans le plus granddétail, une méthode élémentaire à l’usage des enfants.
Ce fut surtout après la guerre de Sept-An s que Frédé-ric put donner un libre cours à son zèle. Chaque annéeon mettait sous ses yeux les noms des villages sansécoles primaires, et, autant que possible, il y pour-voyait. Dans certaines années, ce prince a fondé jus-qu’à soixante écoles.
Les catholiques de Berlin ayant fait entre eux unesouscription pour ajouter un établissement de ce genreà leur église, le Roi leur témoigna tout le plaisir quelui causait cette louable intention, mais en ajoutant :
« Pourvu qu’on ne fasse pas de prosélytes, car je 11 e lesouffrirais pas. »
Dans un royaume où la tolérance était assise sur letrône, chaque religion avait, outre les gymnases etcollèges, ses écoles particulières. 11 existait aussi à Ber-