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1753- leur pardonnera aucune équivoque, aucune penséefausse, aucun louche : il les exercera, le plus pos-sible , dans l’argumentation : il les accoutumera à ti-rer des conséquences des principes, et à combiner desidées; puis, il leur expliquera les tropes; et, la leçonfinie, il leur donnera encore une demi-heure, pourqu’ils fassent eux-mémes des métaphores, des compa-raisons, des apostrophes, des prosopopées, etc. Ensuite,il leur enseignera la façon d’argumenter de l’orateur,l’enthymème, le grand argument en cinq parties, lesdiverses parties de l’oraison et la manière de les trai-ter. Pour le genre judiciaire, il se servira des oraisonsde Cicéron ; pour le genre délibératif, il leur proposeraDémosthène; pour le genre démonstratif, il se servirade Fléchier et de Bossuet : tous ces ouvrages sont enfrançais. Il pourra leur faire un petit cours de poésiepour leur former le goût. Homère, Virgile, quelquesodes d’Horace, Voltaire, Boileau, Racine, voilà dessources fécondes, dans lesquelles il peut puiser ce quiornera l’esprit des jeunes gens, et leur donnera enmême temps du goût pour les beaux-arts. Dès que lesélèves auront fait quelques progrès, il leur donnerades sujets de harangue dans les trois genres; il leslaissera composer sans les aider, et il ne les corrigeraqu’après qu’ils auront relu leurs ouvrages. Le gram-mairien, qui est un supplément à cette classe, corri-gera les fautes de langage, et le sieur Toussaint lesfautes contre la rhétorique. On fera de plus lire auxjeunes gens les lettres de madame de Sévigné, cellesdu comte d’Estrades et du cardinal d’Ossat, et on leur