DE FRÉDÉRIC II.
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à la politique. Les maîtres doivent donc s’attacher for-tement, non-seulement à leur remplir la mémoire deconnaissances utiles, mais surtout à donner à leur es-prit une certaine volubilité qui les rende capables des’appliquer à une matière quelconque, surtout à culti-ver leur raison, et à former leur jugement. Il faut, parconséquent, qu’ils accoutument leurs élèves à se fairedes idées nettes et précises des choses, et à ne se pointcontenter de notions vagues et confuses.
« .Comme la partie économique de cette institu-
tion est tout arrangée, on se borne, dans cette instruc-tion, à ce qui regarde les classes et la partie de la policesi essentielle à toute communauté.
« . Sa Majesté veut que les élèves fassent les
basses classes de latinité, catéchisme et religion, dansle gymnase de Joachim ‘. Ceux de première appren-dront en même temps le français et les rudimentsde la langue française dans l'Académie. Au sortir decette première classe, ils tomberont dans les mainsdu puriste, qui dégrossira leur jargon barbare, etcorrigera les fautes de style et de diction. Le sieurToussaint les prendra alors en rhétorique : il commen-cera par leur enseigner la logique, mais sans trop pe-ser sur les diverses formes des arguments de l’école :son principal soin se tournera du côté de la justessed’esprit; il sera rigoureux pour les définitions; il ne
1 Cel article n’a jamais été suivi. En effet, malgré la proximité dece gymnase, les déplacements journaliers des élèves eussent entraînéde graves inconvénients; aussi, les jeunes Académistes trouvèrent-ils,dans la maison même, tous les maîtres nécessaires.
1753 -
1756