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CHAPITRE I.
Moyennes des matières dosées chaque mois dans les eaux de pluierecueillies dans les deux udomètres de l'Observatoire de Paris,pendant le deuxième semestre de 1851, rapportées à l’hectare.
MOIS.
AZOTE-
ACIDE
AZOTIQ.
AMMONIA-
QUE.
CHLORE.
CHAUX.
MAGNÉS.
TOTAUX.
Juillet.
k.
3,90
k.
5,03
k.
3,15
k.
3,24
k.
7,54
))
»
k.
19,71
Août.
2,18
4,89
1,04
0,69
2,12
»
9,49
Septembre..’.
2,94
8,89
0,77
0,59
1,81
))
12,82
Octobre......
2,26
2,81
0,53
0,88
1,15
»
6,13
Novembre...
1,93
4,26
1,01
1,10
1,78
■»
8,91
Sécembre.. ■.
2,50
5,95
I 17
0,00
1,23
■»
9,11
Totaux pour
six mois...
13,71
31,83
7,67
6,50
15,63
4,54
66,17
Suivant M. Barrai, on ne peut estimer au-dessous de 31 lcilog. laquantité d’azote que les eaux pluviales enlèvent annuellement à l’air,dans l’atmosphère de Paris, pour la répandre sur un hectare deterre, et que, sur ces 31 kilog., 9 proviennent de l’ammoniaque, 22 del’acide azotique.
Il est à désirer que les expériences de M. Barrai, qui sont pleinesd’intérêt, soient répétées sur l’eau pluviale tombée en rase campagneet loin d’une ville populeuse comme Paris, en construisant des pluvi-mètres avec des substances telles que le platine, ne réagissant pas chi-miquement sur aucun des composés qui s’y trouvent.
Nous ferons observer, à cet égard, que l’on ne saurait apporter tropde soin à la construction des pluvimètres, attendu que la réactionlente de l’eau sur le zinc ou le fer dont ces appareils sont formés, enprésence de l’air, donne lieu à une production d’ammoniaque.
On voit, par ce qui précède, que les eaux pluviales apportent au solune foule de composés salins qui interviennent sans aucun doute sur lavégétation.
Ces mêmes eaux lui transmettent également de l’air, qui y entrepour ^ de son volume à la pression ordinaire ; cet air est plus oxygénéque celui de l’atmosphère, puisqu’il contient 32 à 33 volumes d’oxy-gène pour cent, au lieu de 20,90, parce que l’eau a un pouvoir absor-