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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CHAPITRE III.

Pour donner une idée de l’inégale répartition des pluies, d’après laquantité fournie par chaque jour, nous rapporterons les résultats sui-vants, la quantité d’eau étant évaluée en millimètres :

Hiver. Printemps. Eté. Automne.

Orange.. 7 mm ,2. 6 mm ,4. 9 mra ,7. 9 mm ,3.

Paris_ 2 mm ,8. 4 mm ,4. 4 mm ,4. 2 mm ,9.

Il faut conclure que les cultures sont plus faciles à Paris, que lesplantes y sont peu sujettes à être courbées par les orages; tandis qu’àOrange les pluies, ayant plus d’impétuosité, produisent de plus grandsdésordres dans les récoltes.

La nature du sol, la profondeur et son inclinaison, indépendam-ment de l’évaporation, modifient beaucoup la quantité de pluie né-cessaire pour qu’il soit dans un état convenable de fraîcheur : ainsi,dans une même localité, les parties sablonneuses peuvent être culti-vées en tout temps, taudis que d’autres terrains, en raison de leurcomposition, ne peuvent servir qu’à des pâturages.

Dans le Midi, on est dans l’usage d’arroser tous les 15 jours lesterres qui ne renferment pas plus de 0,20 de sable, pendant l’été;tous les 8 ou 10 jours, s’ils en contiennent 0,40 ; tous les 5 jours, s’ilsen possèdent 0,60 ; enfin tous les 3 jours, s’ils en ont 0 , 80 . Ces nom-bres varient nécessairement d’un lieu à un autre, avec la quantitéd’eau évaporée journellement ( Cours d’agriculture de Gasparin,t. II, p. 153).

§ H.

Action de l’eau en raison des substances qu’elle tient en dissolution.

Les eaux agissent-elles en raison de la quantité employée ou decelle des substances qu’elles tiennent en dissolution? Cette doublequestion, d’une grande importance en agriculture, a été abordée parMM. Chevandier et Salvetat dans un mémoire qu’ils ont présenté àl’Académie des sciences (1852, Comptes-rendus de l’Académie dessciences, tom. XXXIV, pag. 373). Voici les résultats auxquels ils sontparvenus :

Première année. Deux prés ont été arrosés, l’un avec de l’eaud’une mauvaise source, à raison de 255,744 mètres cubes par hec-tare, et l’autre avec des eaux d’une bonne source, à raison de 161,281mètres cubes par hectare seulement.