CHAPITRE III.
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Ces deux rapports ne peuvent expliquer les différences dé pouvoirfertilisant trouvées, soit que l’on considère la quantité totale de ma-tière organique amenée par l’irrigation sur un hectare, soit la quan-tité d’azote contenue dans cette matière : en effet, en 1847, la mau-vaise source a fourni par hectare 1677 kilogrammes de matièresorganiques, et la bonne source 953 kilogrammes seulement. Demême, en 1847, en ne prenant que les irrigations du printemps, ontrouve que les quantités d’azote contenues dans la matière organiquedes eaux employées à l’irrigation d’un hectare ont été pour la mau-vaise source de 40 kilogrammes, et pour la bonne de 33 kilogrammes;et cependant les foins récoltés, après les irrigations, ont été dans laproportion de l pour la mauvaise source, et de 3 pour la bonne.Ainsi, dans ce cas, la plus grande production coïncide avec la moindrequantité absolue, soit de matière organique, soit d’azote.
Il ne suffit donc pas, pour qu’une source soit plus fertilisantequ’une autre, qu’elle fournisse une plus grande quantité de matièreorganique, ou que la quantité absolue d’azote contenue dans les ma-tières organiques qu’elle apporte sur le sol soit plus forte.
Mais si, au lieu de considérer seulement les quantités absolues, soitde matières organiques, soit d’azote engagé dans les matières, onrecherche les proportions relatives de l’azote et du carbone qui en-trent dans leur composition, on trouve que loo de carbone corres-pondent, pour les bonnes sources, à 11 d’azote au moins, et pour lesmauvaises à 4 d'azote au plus. D’où l’on voit que les propriétés fer-tilisantes des bonnes sources correspondent constamment à une pro-portion presque trois fois plus forte d’azote, considéré relativementau carbone.
D’un autre côté, looo kilogrammes d’eau de fumier renfermentdans leur matière organique 600 grammes d’azote, et comme la fu-mure normale annuelle, pour l hectare, est de 66,000 kilogrammesd’eau de fumier, l hectare reçoit donc 40 kilogrammes d’azote.
C’est précisément le résultat auquel M5I. Chevandier et Salvetatsont arrivés, en 1848, pour la bonne source, en portant à 130 mil-liers de kilogrammes environ la quantité d’eau employée à l’arrose-ment d’un hectare. En effet, 1000 kilogrammes d’eau de la bonnesource, correspondant à peu près à l mètre cube, contiennent 0,33d’azote; ces 130 milliers de kilogrammes d’eau employée représen-tent donc 40 kilogrammes d’azote.
L’eflet de cette irrigation a été la fertilisation la plus grande quel’on puisse donner à une prairie ; ce qui se conçoit, puisque l’on a