DJÎS PHÉNOMÈNES PÉRIODIQUES. 59
dispensable de tenir compte. Cotte avait négligé cette donnée, qui doitêtre prise en considération.
Si l’on représente par S 2 la somme des carrés des températures quiprécèdent le réveil de la plante, par t, t', t", les températures diurnesobservées depuis le réveil et par C la valeur relative à la floraison, onaura
C = S 2 + p. + z' 2 -)- <"2 + etc.,ou C = S J + 2 < 2 .,
2 1 2 représentant la somme des carrés des températures observéesdepuis l’instant du réveil de la plante jusqu’à celui de la floraison.
M. Babinet, au lieu de la somme des carrés, a proposé de faire leproduit de la température par le carré du nombre de jours pendantlesquels la température a été observée, attendu que les forces naturelles,comme la pesanteur, donnent des actions qui se mesurent par le pro-duit de l’intensité de la cause par le carré de sa durée ; aucune appli-cation n’a encore été faite de ce principe.
Pour résoudre complètement la question, il faudrait encore avoirégard à la température de la terre aux diverses profondeurs où les ra-cines pénètrent, ainsi qu’à celle des couches d’air traversées par lestiges des grands végétaux ; mais il est à croire que les différences dis-paraissent en prenant des moyennes. La question, comme on le voit, esttrès-complexe et exigerait pour être résolue complètement une fouled’observations qu’il est souvent bien difficile de recueillir.
Ce que nous venons de dire de la floraison s’applique à la feuillai-son, à la maturation des fruits et à l’effeuillaison, de sorte que l’onpeut obtenir des constantes pour ces trois époques.
Les principes qui viennent d’être exposés, appliqués à diverses loca-lités, conduisent aux conséquences suivantes :
1° Si l’hiver est généralement doux, dans un pays placé sons unelatitude élevée, des plantes printanières peuvent y fleurir bien avantles mômes plantes qui se trouvent dans un pays d’une latitude plusbasse, mais ayant un hiver froid. Nous prendrons pour exemple lacôte occidentale de l’Angleterre, la France et môme la Lombardie.Les crocus et les perce-neige y fleurissent avant que ces plantes nes’ouvrent à Parme ; mais ensuite, la température croissant dans cespays avec des intensités bien différentes, l’équilibre ne tarde pas às’établir, et les pays méridionaux continuent à prendre de l’avancesur les autres.
2° Le temps qui s’écoule entre deux phases successives d’une même