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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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DES CLIMATS.

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« système des climats de l’Europe occidentale, la température moyenne« qui correspond à cette latitude est de 13° à 13°,80, et le mois le plus« froid y atteint encore 3° et 4° de température moyenne: c’est la belle« et fertile zone qui traverse le midi de la France entre Valence et« Avignon, et l’Italie entre Lucques et Milan ; c’est la zone dans Ia-« quelle la région des vignes touche à celle des oliviers et des citron-« niers. Nulle part ailleurs, en avançant du Nord au Sud, on ne voit« accroître plus sensiblement la température ; nulle part les produc-« tions végétales ne se succèdent avec plus de rapidité. »

§ III.

Proximité de la mer et orientation des côtes.

Avant d’indiquer l’influence qu’exerce le voisinage de la mer surles climats, il n’est pas inutile de faire connaître d’une manière géné-ralela part que peuvent avoir les surfacescontinentales et les mers sur ladistribution de la chaleur à la surface du globe, à raison de leurs pou-voirs absorbants et émissils de la chaleur, et de leur capacité calorifique.

D’après les recherches de M. Rigaud d’Oxford, l’étendue de la sur-face de la terre non recouverte d’eau est à l’étendue des mers dans lesrapports de 100 à 270 ; on doit en inférer que la température totalede l’atmosphère, qui n’est autre que la somme de toutes les tempéra-tures partielles de la surface terrestre, est plus fortement modifiée parles parties liquides et diaphanes que par les parties solides et opaques.

La mer agit non-seulement par un plus grand nombre de points,mais encore à raison de l’homogénéité de sa surface et de l’égalité desa courbure ; aussi les ligues isothermes tracées sur la surface d’unevaste mer y éprouvent-elles des inflexions moins considérables etmoins irrégulières que sur la surface d’un grand continent.

Lorsqu’on compare (t) les températures moyennes annuelles desdifférentes zones boréales de l’océan Atlantique, entre les 25 e et45 e degré de latitude, aux températures des parties continentales voi-sines situées à l’est et à l’ouest, on voit'que les parties occiden-tales de l’ancien monde offrent sensiblement, sous les mêmes paral-lèles, les mêmes températures que l’Atlantique sur une largeur de1200 lieues, en exceptant toutefois la portion occupée par le Gulf-Stream. « L’inflexion brusque et à sommet concave des lignes isother-« mes de 14° à 21°, dit M. de Humboldt, ne commence que sur les« côtes orientales de l’Amérique du Nord, ou dans les régions à l’ouest

(1) Relat. hist., t. III, p. 526.