CHAPITRE VI.
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L’Afrique, eu égard à sa superficie, est donc Je continent qui a !emoins de développement de côtes ; viennent ensuite et successivementla Nouvelle-Hollande, l’Amérique du Sud, l’Asie et l’Amérique duNord. Les continents qui ont le plus grand développement de côtessont ceux qui ont le plus de parties participant des climats marins.
Les mers agissent sur les climats des terres contiguës par la grandecapacité calorifique de leurs eaux et par leur chaleur latente. L’eau a uneffet, une capacité calorifique cinq fois plus grande que celle des ma-tières terreuses, c’est-à-dire que la même quantité de chaleur qui élè-verait une masse d’eau de 0° à 1°, élèverait de 0° à 5° une mêmemasse de terre. En outre, la grande quantité de chaleur latente qui de-vient libre lorsque les vapeurs aqueuses passent à l’état liquide, et réci-proquement celle qui est absorbée en reprenant l’état gazeux, inter-viennent dans cette circonstance. Ces éléments, qui tendent à rendre lesclimats marins plus constants, ne jouent plus un rôle aussi important ens’éloignant des côtes, attendu que la différence entre les températuresestivales et hivernales augmente dans le même rapport. En effet, dansles îles Britanniques la température moyenne de l’hiver est supérieureà zéro, même dans les îles Shetland et Féroé, qui se trouvent sousle 62 e degré de latitude, puisqu’elle varie de +2°,03 (Kendal)à + 7°,04 ( Penzance ) ; tandis que la moyenne de l’été varie de11°,60 (Féroé) à 16°,75 (Londres).
Le vent du sud-ouest, qui règne fréquemment en hiver, sert à ex-pliquer l’état climatérique de l’Angleterre : il transporte avec lui l’airchaud et humide de l’Océan; puis les vapeurs, en se condensant,abandonnent de la chaleur latente et s’opposent ainsi au refroidisse-ment du sol, ce qui rend les hivers doux. La même cause produit, enété, un effet contraire : en même temps que les vapeurs qui se forments’opposent au rayonnement solaire, elles tendent à diminuer la tem-pérature.
Les relevés de température moyenne montrent aussi l’influence duvoisinage de la mer pour rendre les climats moins excessifs sur lacôte méridionale de l’Angleterre : Penzance, Plymouth et Gosport ontles hivers les plus doux ; la température moyenne de l’hiver est-F 5° à 6°,8, quoique la température moyenne de l’année ne soit que10° à 12 °, 2 , supérieure de o°,6 à celle de Londres. La moyenne deshivers de Florence et de Montpellier en diffère très-peu.
Si nous passons sur le continent, nous voyons que sur les côtes oc-cidentales, et à peu de distance dans divers lieux, comme Amsterdam,Bruxelles, la Haye, Saint-Malo, Dunkerque, la Rochelle, Paris, etc-,