Buch 
Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
Entstehung
Seite
192
JPEG-Download
 

CHAPITHE II.

492

jourd’hui, à beaucoup près, cette étendue; elle a néanmoins encore unecertaine importance. (A. Maury, p. 118.)

En parlant des environs de Rome, Strabon s’exprime ainsi (l) :« Elle ne manque pas davantage de bois et de pierres pour les édifices« nouveaux ; les nombreuses carrières et les forêts voisines sont d’une« merveilleuse ressource. »

Le même auteur , en parlant de la fertilité de la Cisalpine, ajoute :« Elle fournit tant de glands, que les cochons qui s’en engraissent suf-« lisent presque à la nourriture de Rome. »

On croit que les forêts de chênes cerres, dans la Basilicate, signa-lées par Tenore dans les environs de Lago-Negro, sont les restes dela forêt d’Angitia.

La forêt de Garganus, qui avait jadis une si grande étendue, n’offreplus que de minces fourrés ( 2 ).

Les bois qui se trouvent sur les montagnes comprises entre le lacRolsena et le Tibre faisaient partie de la forêt de Vulsinia.

Les hauteurs des Apennins, quoique moins exposées au déboisement,ont été cependant dégarnies d’une manière notable ( 3 ).

Les forêts qui couvraient jadis les montagnes de la province Luni-gianaont disparu en grande partie.

On ne trouve aujourd’hui de forêts que dans la grande plaine du Pô.

Les Alpes n’ont guère été plus épargnées, notamment le revers dela chaîne qui sépare l’Italie de la Suisse, dans la vallée d’Aoste.

DepuisMonaco j usqu’à la Tyrrhénienne, toute la côte, dit Strabon(4),« se continue sans interruption ; au-dessus d’elle s’élèvent d’énormes« montagnes escarpées, qui ne laissent qu’un passage fort étroit entre« elles et la mer. Dans cet endroit, les montagnes fournissent en« abondance des bois de construction pour la marine. Les arbres« sont d’une hauteur et d’une grosseur si prodigieuses, qu’on en« trouve qui ont jusqu’à huit pieds de diamètre. » Ces bois existent-ils encore ?

Le royaume de Naples (ancienne Campanie ) a perdu une partie deses,forêts. Strabon (5), en parlant de Cynie près de Misénum, dit:« On trouve, sur les côtes du golfe, une forêt aride, sablonneuse,« pleine de buissons et longue de plusieurs stades ; on l’appelle Galli-« naria. » (Cette forêt s’appelle aujourd’hui Peneta ou Paneta di CastelVolturno.)

(1) Liv. V, p. 208_(2) Heyne ad Virgil., Æneid., VII, p. 750. — (3) Targion

Tozzetti, Relazioni d'aunci viaggi fatti in diverse parti délia Toscana,X.'S.,p. 343 et suivantes— (4) Liv. IV, p. 87.— (5) Liv. V, p. 255.