Buch 
Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
Entstehung
Seite
207
JPEG-Download
 

DES SOLS BOISÉS ET MON BOISÉS. 207

Les montagnes boisées dArrhès sont aujourdhui dénudées etarides.

La forêt Nantaise sétendait de Nantes à Clisson, Machecoul etPrincé.

Depuis 1460 la forêt de Loudéac a été très-réduite.

Les forêts de Hunaudaye, Lamnor et Lamballe sont des démem-brements dune grande forêt qui existait entre Lamnor et Lamballe.

Les forêts de Rennes et de Liffré, qui nen formaient jadis quuneseule, sont aujourdhui séparées par une lande domaniale de 500 hec-tares (l).

La forêt de Lorge est un des débris de la célèbre forêt de Brocélian.

Le département de la Loire-Inférieure paraît avoir été couvert dehautes futaies jusquau sixième siècle (2).

La forêt de Sautron a complètement disparu, ainsi que celle dHéri,qui existait au commencement du dernier siècle.

Plusieurs de ces forêts dataient de lépoque le droit de forêt etde garenne avait fait transformer en forêts des terres cultivées. Acette époque, cest-à-dire vers le treizième et le quatorzième siècle, laBretagne nétait formée que de grands bois et de taillis, de landescouvertes dajorics, de bruyères, de genêts, darrète-bœufs, de plainesmarécageuses et de terrains pierreux ( 3 ).

On voyait encore au onzième siècle, entre la Bretagne et la Nor-mandie, sur les grèves qui se trouvent encore entre le Couesnon et laCelune, la forêt de Scissy, dont on a même nié lexistence.

Les rochers de Saint-Michel et de Tombelaine étaient jadis entou-rés darbres dont on retrouve encore des débris sous le sol (4).

On trouvera dans le tableau ci-joint, formé avec des documentspuisés dans la statistique de la France agricole, létendue actuelle desbois, pâtis, communaux, landes et bruyères de la région Nord-Ouest,classée par départements maritimes et par départements intérieurs :dans ceux-ci, à superficie égale, la quantité de bois est presque doublede celle qui se trouve dans les premières, le déboisement a mar-cher plus rapidement, à raison des besoins de la marine. Quant auxpâtis, landes et bruyères, le rapport est inverse.

(1) Mémoire de M. Vigan dans les Annales forestières, t. IV, p. 100. (2) J. B.,Recherches économiques et statistiques sur le département de la Loire-Infé-rieure au douzième siècle ; Nantes ; cité par M. Maury. (3) Maury, Histoiredes grandes forêts, p. 254.(4) Labbé des Rochers, Histoire du Mont-Saint-Michel.