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Des climats et de l'influence qu'exercent les sols boisés et non boisés / par M. Becquerel
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CHAPITHE III.

juger par dénormes souches répandues çà et, et appartenant auxmêmes essences. Lessence dominante est le chêne. Létendue de cescommunaux est également de 2,500 hectares environ. Nous pourrionsciter encore bien dautres exemples.

Les forêts de Chinon, dAmboise et de Marchenoir sont les restesdes forêts étendues qui ombrageaient la Touraine et le Vendômois, etse reliaient aux précédentes. La dernière, appelée dans les ancienneschartes sylva Lonya, rappelle, dit M. Maury (p. 270 de son Histoiredes grandes forêts des Gaules ), par son nom, lexistence de la vastefrontière de bois qui entourait le centre de la France.

On ne trouve plus quun faible reste de la forêt de Rochefort, si-tuée sur les confins de la Saintonge, dans celle de Royan ( 1 ).Cette forêt touchait à celles dAulnay, de Cognac, des Ombrets, etc.,lesquelles se rattachaient aux forêts deChàtellerault, Loches, Chinon,la Guerche, Amboise, Chambord, Rlois et Marchenoir. On retrouvedes traces de ces forêts, mais aucune de celles du sud (2).

Les cantons de Saint-Arnaud et Montoire (Loir-et-Cher), et ceux deChâteau-Renault et Neuvy-le-Roi (Indre-et-Loire), étaient couvertsjadis dune forêt qui rejoignait probablement celle de Marchenoir. Ledéfrichement est considéré comme un des faits les plus importants delhistoire du moyen âge (3).

LAnjou, très-boisé jadis, na plus aujourdhui que des forêts fortréduites (4).

On voyait au seizième siècle, dans les environs dOurdon, lantiqueforêt druidique de Niviseau. (A. Maury, ouvrage cité, p. 23 1 .)

La belle forêt de Rcaufort, qui avait, au onzième siècle, 7,497 hec-tares de superficie, a entièrement disparu ; en 1356, elle avait encore2,178 hectares, et de 1790 à 1795 le reste a disparu (5); la forêtRelle-Poule, défrichée aux deux tiers au temps de Colbert, entouraitAngers (6).

LArmorique ou Bretagne passait pour la contrée la plus boisée desGaules. On retrouve encore, dans cette ancienne province, des débrisimportants des forêts qui couvraient ses chaînes granitiques et sesplaines de terrains schisteux (7).

(1 ) Etat des forêts et bois du roi de la province du Poistous, Poitiers, 1607.

(2) Maury, Histoire des grandes forêts de la Gaule, p. 230_(3) De Pétigny,

Histoire archéologique du Vendômois, t. I, p. 21. (4) Belleforest, Cosmographieuniverselle, t. I, p. 79. (5) Desvaux, Statistique de Maine-et-Loire, part. I,p. 113, 116; Angers, 1834. (G) Marcheguy, Archives dAnjou, p. 145.(7) Maury, Histoire des grandes forêts des Gaules, p. 248.