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SECONDE PARTIE.
Maximilien, fils de l’Empereur Frédéric, avait été couronnéroi des Romains encore du vivant de son père. 11 sollicitait vive-ment l’alliance fédérale el plusieurs diètes successives s’en occu-pèrent sans résultat. Quelques villes seulement s’y prêtèrent. Cefurent Berne, Züricli, Zug, Solcure et Fribourg, qui obtinrent en ^
retour la confirmation de leurs franchises (1487). Les auteursne font pas mention de Fribourg et cependant nos archives con-tienent l’acte par lequel, à l'humble requête de ses fidèles Fri-bourgeois, le roi confirma les privilèges qui leur avaient été octroyéspar Frédéric II, par l’Empereur Sigismond au Concile de Bâleet par ses prédécesseurs. Ce document qui, comme les précé-dons , nous coûta plus qu’il ne valut, fut expédié la seconde annéedu règne de Maximilien et ne diffère que de six jours pour ladate des actes octroyés aux quatre autres villes 1 . Il est datéd’Anvers, le 12 Novembre 1487 2 , la seconde année du règnede Maximilien. Une formalité bien plus utile avait été accomplie àBerne quatre mois auparavant, lorsque les Suisses renouve- f
lèrent entr’eux leurs alliances avec beaucoup de solennité 3 . Onrésolut aussi de célébrer chaque année l’anniversaire de la bataillede Morat. Cette fête nationale, qui eut dû revivre de nos jours,fut célébrée à Fribourg jusqu’en 1798 par une procession an-nuelle et publique. On n’y remarquait que l’absence des banneretset des vingt-quatre secrets, occupés alors des devoirs de leurscharges L
Les nouveaux troubles que suscita à Lausanne le despotisme del’Evêque Montferrand, nécessitèrent bientôt l’intervention de Berneet de Fribourg. Ce Prélat s’était entièrement donné au roi deFrance, dont il était Conseiller d’Etat soldé. Certaines innovationsqu’il voulut introduire dans l’administration temporelle de ses *
I II parait que d’Ait no les connaissait pas. Les quatre autres villes étaient Zu-rich , Ifcrne, Zug et Soleurc. Les comptes du trésorier no font pas mention des dé-penses faites à cette occasion. - 2 A. C. - 3 Ce fut à celte occasion que les Ber-nois affranchirent le drapeau de Lenzhourg de l’appendice ignominieux, qu’on yavait attaché depuis la bataille de Sempach. — * D’Ait.