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Seconde partie.
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CHAPITRE II.

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La seigneurie de Pont se composait de quatre paroisses : le Pe-tit-Fnrvagny, le Gibloux, Orsonnens et Avry. La Glane la sépa-rait des anciennes terres. La seigneurie de Montagny en avait trois :Domdidier, Dompierre et l’Echelles. Fribourg acheta, conjointe-ment avec Berne, Polly-le-Grand, en 1506, pour la somme de500 liv.

Toute occupée jusqu’ici de ses besoins matériels, à peine la Com-munauté avait-elle eu le temps de songer à ceux de l’intelligence. Uneéducation plus soignée n’était que le partage de quelques individusassez riches pour aller s’instruire à l'étranger, ou pour se mettreen apprentissage chez quelque clerc. Bientôt le besoin d’une in-struction publique se fit sentir impérieusement, et le Gouverne-ment songea à fonder une école primaire. Le premier instituteurconnu fut Urban Ilunighauer, de Rothwyl, qui, après la guerrede Bourgogne, fut reçu pour trois ans en cette qualité, avec untraitement de 70 liv., à condition toutefois qu’il entretiendrait àses frais un maître d’école romand. Plus tard on l’en tint quitte. Onlui payait en outre 4 liv. pour chanter tous les samedis le SalveRegina à Notre-Dame. En 1497 on l’affranchit de l’ohmgeld l .Comme on n’avait encore aucun logement pour lui, ni bâtimentd’école, on payait six livres par an aux Cordeliers pour son loyer,et oh loua pour l’école les maisons de Guillaume Tachs et de Nico-las llelbling, à la Grand'rue, à côté du bourgmaître Jacques Felga.11 paraît que jusqu’alors une école s’était déjà tenue près du cime-tière des Cordeliers. Une fois l’école publique établie, on prohibatoutes les écoles particulières, sous peine d’exil pour les élèves qui lesfréquenteraient 2 . A Ilunighauer succéda Benedikt Wenniguer, de

1 On octroyait cotte franchise on donnant à l’impétrant l’argent nécessaire pourPayer la taxe. En 1485 l’ohmgcld de la ville rapporta 1.413 liv. (i s. 8 d. Celui dela campagne 28 liv. 8 s. — 2 Cette mesure prouve qu’alors le Gouvernement compre-nait ses devoirs, sous ce rapport. « Car, dit Louis ltlanc, lorsqu’un pouvoir a un but,

U se doit d’y pousser la Société avec unité de vues, avec suite, avec vigueur. Pin«matière d’enseignement, la centralisation ne saurait être trop forte. Permettre,» (comme on l'a fait récemment a Fribourg), dans un pays déchiré par les factions,» la folle concurrence des écoles privées , c’est inoculer aux générations nouvelles

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