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SECONDE PARTIE.
Fellenhofen. Maître Léonard fut ensuite nommé, à condition qu’ilresterait dix ans en place. Il recevait GO liv. en argent, 2 muidsde froment et 2 moules (Sclioch) de bois. On l’alTranchit aussi del’ohmgelcl. En 1507 on plaça le maître d’école sous la surveillancedu chantre et du secrétaire de ville. J.-Louis Schmid, de Zurich,fut nommé à ce poste en 151 G. En 1514 il est question d’une écolede filles, tenue par la maîtresse Dorothée. Mais elle payait elle-mêmeson loyer. Telle était déjà l’influence des idées aristocratiques queles enfans mendians furent exclus de l’école, eux qui y avaient lepremier droit. Sevré des avantages de la fortune, le prolétaire de-vait encore l’être de ceux de l’instruction. En général les villesseules possédaient un régent. Nous lisons dans les archives de Uo-mont qu’en f 48G les régens d’Estavayer, de Payerne et de Vevey,se rendirent à Romont pour y assister à un examen que le régentfesait subir à ses élèves. Malheureusement le choix de ces institu-teurs se fesait assez mal à Fribourg. On agréait le premier venu,qui ne savait que mieux faire, et on y regardait de plus près pourfaire dresser des chevaux ou des chiens de chasse, que pour instruirescs enfans.
• Ces instituteurs étaient pauvrement soldés * et très-ignoranspour la plupart 2 . C’étaient des individus qu’on appelait écoliersvagabonds (fahrende Schüler ou Bacchantes) , et qu’ontrouve souvent assimilés aux mendians dans les manuaux. C’estqu’en effet ils parcouraient comme tels le pays, accompagnés d’en-fans de 8 à 10 ans, qui se laissaient traiter par eux comme desesclaves pour recevoir quelque instruction en latin barbare 3 .
» lo venin des discordes civiles, c’est donner aux partis rivaux le moyen de se con-» tinuer, de se perpétuer au milieu d’une confusion croissante d’opinions et do» principes, c’est semer dans le chaos. Sacerdoce sublime, quand l’Etat y pour-» voit, l’éducation du peuple n’est plus, quand elle est abandonnée au caprice in-» dividuel, qu’une spéculation pleine de dangers, et ce qu’on appelle la liberté» de l’enseignement n’est plus que la gestation de l’anarchie. »
i Dora Maurice qui tenait à Estavaycr l’école des garçons et des filles, ne tou-chait encore que 60 sous par an ; ce qui fait à peine un louis d’aujourd’hui. —
* f^iros quidem bonos , sed nil nisi cantare peritos , dit Collin, dans son autobio-graphie. — 3 Ilottingcr. Plaitcr en avait connu qui fesaient ce métier depuis30 ans. C’est dans ce sens qu’il faut rectifier ce que nous en avons dit dans la pre-mière partie de cet ouvrage, Cbap. VUI, pag. 230.