SECONDE PARTIE.
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molil le grenier des choralis, qui était dans le jardin de M. leChancelier Krumcnsloll, devant la porte de Morat intérieure. Eni 192 on creusa un étang à la Schiniedgasse, et en 1500 on litconstruire deux belles maisons sur la place du marché au grain.On fit aussi couvrir Jacquemart en plomb. Il paraît que cette hor-loge était décorée d’une statue de guerrier; car on donna en 15138 sons 4 den. à maître Marti pour faire l’épée de Jacquemart, et17 sous 6 den. au peintre Alexandre pour la dorer L
Tous nos ponts étaient encore en bois et recouverts. Celui dumilieu ne s’appelait plus Pont de Mackenberg, mais de Montmellan.La Sarine l’ayant emporté, on dressa un pilier en pierre, au moyend’un bateau fait exprès. Le nom de Grabensal vient de Grabens-halb , c’est-à-dire , du côté du fossé.
Les fontaines en bois furent remplacées par des fontaines en pierre,à commencer par celle de St. Georges. Les matériaux furent tirésde la Molière et d’Aigle. P. Peyer entreprit ce travail, à raison de2balz par jour pour lui et autant pour chacun doses quatre ouvriers,depuis la St. Michel (1546) jusqu’au Carnaval suivant. Plus tard cesalaire devait être haussé d’un balz. On lui donna en outre deuxmuids de grain, deux chars de bois et une habitation. Tout ce quilui fut payé s’éleva à la somme de 253 liv. On plaça sur la fontainedu Saarbaum à la Neuveville, la statue de la Prudence, sur celle dela Planche la statue de St. Jean, sur celle de l’Auge le groupe dela Samaritaine, sur celle de Notre-Dame celui de Samson. Tous cesouvrages coûtèrent beaucoup. Ainsi la statue de Samson coûta seule90 liv., celle de Sle. Anne 70 2 . On établit plus tard, dans chaquequartier, un inspecteur des fontaines, chargé d’en garantir la pro-preté et de dénoncer toute injection d’immondices.
Les arcades qu’on voit encore aujourd’hui au bas de la Grand’ruese prolongeaient jusqu’à la Maison-de-ville, Elles subsistèrent jus-
' A. C. Comptes de Pcterman liugnct. — 2 Environ 350 fr.