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Seconde partie.
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CHAPITRE II.

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qu’au grand incendie. Il y en avait aussi à la rue de Lausanne, à laNeuveville et en l’Auge. Celle de l’auberge du Soleil fut rasée enH98.

Mais la plus belle construction de cette époque est sans contre-dit le clocher de St. Nicolas, dit la tour. L’idée de ce monumentavait surgi au milieu de nos plus grandes calamités nationales,alors que trahis par l’Autriche, épuisés de ressources, déchiréspar les factions, écrasés d’impôts, privés d’alliances, accablés parle nombre et froissés dans nos' intérêts les plus chers et jusquesdans notre honneur, nous subissions le joug humiliant de nos voi-sins. Tant il est vrai que de grandes infortunes ramènent toujoursvers le Ciel la pensée des Sociétés comme celle des individus.

Les conseillers détenus par Albert à Fribourg en Brisgau, avaienteu le temps d’admirer et d’examiner le clocher de la cathédrale decetteville. Ils en avaient rapporté le plan, dont l’exécution confiée dès l’an1470 1 à Georges du Jordil.subitdo notables modifications, commeon peut le voir, en comparant le clocher au plan qui existe aux ar-chives 2 .

L’église était cernée au Sud-Est par le cimetière. On construisitsur celui-ci en 1493 une chapelle ou ossuaire, dont la toiture secomposait de tuiles bigarrées qu’on imiterait difficilement aujour-d’hui 3 . Devant la chapelle était le crucifix colossal de pierre,qu’on a depuis transporté à St. Pierre. C’était l’Avoyer Faucigny

I En 1471 on trouve Messeigneurs du Conseil, les Banncrcls et les Sauliers dî-nant en l'Auge, après avoir visité l’ancien clocher pour refaire le hefîroi. A. C.—

2 line chronique a soin do remarquer que celle b.llissc fut commencée sous lerègne de l’Empereur Frédéric d’Aulriehc, sous la domination d’Amédéo IX de Sa-

voie, la 290 r année depuis la fondation de la ville cl 18 ans après l’émancipalion de1 Autriche. Peut-être faul-il daler de celle époque la création des Kifchmeyer, soitrecteurs de la fabrique de St. Nicolas. An moins n’exislc-t-il aucun protocole deces fonctionnaires, antérieur au clocher. On les appelait alors g randvoycurs (luug ouverniait dé l'ovra dati moli). Voyez pièces justificatives N’° 1. — 3 Cette cha-pelle était un bijou, en fait d’architecture gothique. Si l’édililé qui la supprima, l’a-vait su apprécier, au lieu d’en briser et disperser les matériaux, elle l’eut tout sim-plement fait transporter sur le nouveau cimetière. M. Kucnlin dit que le modèleen existe encore à Péraulcs.