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SECONDE PARTIE.
Ou retrouve dans cet acte la mesure du progrès que fesaientles idées aristocratiques. Pourquoi n’accorder ce droit qu’à laclasse dominante? Toute la Communauté n’était-elle pas égaledevant Dieu? Quand, trois siècles auparavant, les barons de Fri-bourg eurent demandé à l’Evéque Roger le privilège d’ètre en-terrés dans les églises, nous avons vu ce que fit ce PrélatL
On célébrait toujours l’anniversaire du combat du Golteronet de la bataille de Granson, mais non celui de la bataille de Mo-rat, sans doute parce qu’on y avait perdu peu de monde.
Par testament du 28 mars 1543, maître Nicod Pillonel, Vicaireà Font, assigna une rétribution annuelle de 18 sous à tous lesprêtres qui se trouveraient à la grande réunion annuelle des pa-roisses d’Estavayer, Font, Montet et Cugy, le lundi des Roga-tions, à la croix plantée dans le bois de Massiliens, près deMontet. C’était une espèce de conférence, d’où l’on n’excluait pasla bonne chère. Mais cet usage ayant dégénéré en abus de go-daille et donnant même occasion à des batteries, l’Evêque Dudingle supprima par mandement du 6 août 1732.
Il parait que les prêtres portèrent la barbe jusqu’à la lin du16' siècle et que cet usage était surtout suivi en Italie. Car en1556 on dispensa, jusqu’à son retour du pèlerinage de Loretle,Don Claude, prêtre de Bourguillon, de la loi qui ordonnait àtous les membres du Clergé de couper la barbe.
Notre Canton comprenait un grand nombre de francs liefs quine pouvaient être tenus que par personnes franches et nobles derace. Les croisades, les pèlerinages en Terre-Sainte, l’inconduitedes propriétaires et autres causes en avaient fait écheoir plusieursen mains roturières 2 .
La hiérarchie féodale était très-variée. L’arrière lief le plus
i Première Partie, Chap. VII, A la fin. — s C’est ce qui engagea Henri (Il à dleràla possession des liefs la faculté d’anoblir.