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SECONDE PARTIE.
Le cadavre d’un suicidé était enfermé dans un tonnelet cl jetéà la Sarine.
Tout prévenu était appliqué à la question. On en fit un tel abus,qu’il fut défendu d’employer ultérieurement la slrappa di corda.
Dans les procédures criminelles, on commençait par proposerau prévenu s’il pouvait se purger par serment. Dés qu’il l’avaitfait, ou lui appliquait la torture pour lui faire avouer qu’il étaitcoupable et que par conséquent il avait fait un faux serment. Eldès-lors, sa faute fut-elle légère, on le condamnait à mort commefaussaire. Sur la proposition de la Chambre secrète, le GrandConseil supprima cet abus en 1600 et défendit de commencer laprocédure par le serment de purgation.
Le bourreau était alors un personnage important. Il recevaitune forte pension, et on lui fournissait non-seulement l’habita-tion, mais encore les meubles et les vêtemens. Ainsi le bourreauClaus qui avait succédé à Diebold, recevait une paie d’une livredix sous par semaine, et pour une exécution une livre huit sous.Au sortir de prison, chaque prisonnier payait un bat/, au geôlier.
Lorsqu’on 1539 on pendit François llugniard, de Galmis,l’Avoyer, comme Lieutenant du St. Empire, fut chargé de re-mettre lui-même le coupable au bourreau, de l’accompagner jus-qu’à la potence et de ne quitter le lieu qu’après l’exécution.
Nicolas Merz ayant perdu son procès contre o Guiby, en
1505, cita Mcsseigneurs à paraître, 2 jours après sa mort, à la valléede Josaphat, pour y être jugés, cl en gage de sa citation, il jeta dansla salle du Conseil un denier d’une forme extraordinaire *. Surquoi il lut enfermé pour six semaines à Jacquemart.
Le brave et honnête Conseiller Jean de Gouglenberg fut as-sassiné par Jean Merz, dans sa propre maison, le 7 juin 1539,entre 6 et 7 heures du soir. Eu se défendant, il tua aussi le meur-
1 A. C. Man. fol. 34, 36.