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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

On a vu que celui-ci était situé sur la place dite aujourd’huides petits ormeaux , et que le grand fossé qui l’isolait du Bourg,avait été comblé. Cet hospice datait sans doute de loin, bien queson titre le plus ancien ne soit que de 1250. C’est celui par lequelJacques de Richardsperg légua à cet établissement son bien allodialsitué riére Cournillens.

Les premiers recteurs connus sont Jacques Tioletta et Nie. Cor-pastour, en 1267. On trouve ensuite les Dives (Hytsch), Anshelmed’illens, Nie. Gambach , les d’Oron , Pelliparius, etc.

Le traitement de chaque malade se payait à part, ce qui prou-verait que l’hôpital fut longtemps sans médecin attitré, et qu’onrecourait au besoin au physicien de ville.

Déjà dès 1335 il fut ordonné que quiconque voudrait entrer àl’hôpital, devait certifier son indigence par le témoignage de deuxvoisins, et déclarer à _ cr l’état de ses biens. Ceux-cidevaient rester à l’établissement. Cette régie générale souffrait desexceptions. Ainsi Simon Weber est reçu (1541) pour y êtreadmis à la table des maîtres, à condition qu’en quatre ans il aitpayé la somme de 400 liv. (2500 fr.) et qu’à sa mort, l’hôpitalsoit son héritier, à 20 liv. près, dont ce prébendaire pourraitdisposer. Pierre Diestro, de Cheyres, est reçu en 1548 à la tabledes domestiques, moyennant 40 écus une fois payés, à conditionqu’il y travaille pour la maison et que ses épargnes restent àl’hôpital. Le sautier, dont la chargea été supprimée, il y a quel-ques années, fut établi en 1546. II devait être entretenu à latable des maîtres, avec 20 liv. d’appointemens. Nie. Bott fut lepremier qui occupa cette charge.

Les prébendes étaient internes et externes. Ces dernières sedistribuaient par une fenêtre. On fut souvent dans le cas de lessupprimer, a cause de la cherté, ainsi que les repas annuels duclergé de Notre-Dame. Alors il était permis au Directeur de rem-placer la prébende externe par un sol, et les baignets d’usage