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Seconde partie.
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CHAI’ITIIE 11.

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7 sous. Ou mangea pour 17 liv. 15 sous d’épices *; on but122 pots de claret, 35 pots de vin brûlé et pour 79 liv. 3 sous9 den. de bon vin vieux, à 15 den. le pot. Le repas qui se fit auChasseur coûta seul plus de 50 liv. Cette même année , Bernenous convia à la belle fête qui fut donnée à ceux de Sclnvytz. En1497 ceux-ci nous invitèrent à leur tour chez eux. 46 hommess’y rendirent avec 2 Conseillers. 25 ans auparavant Berne nousavait conviés à une partie de chasse à Interlacken.

Il y avait aussi un Carnaval spécial pour les prêtres ; car lescomptes du trésorier font une fois mention du PJafferifassnacht.

Pour que les pauvres gens ne fussent pas sevrés de toute jouis-sance, la grande Confrérie donnait à chaque indigent cinq de-niers. Cela lui suffisait pour acheter une demi-livre de chair deporc.

Les noces d’Arsent furent célébrées avec beaucoup de pompe.La qualité des époux et leur grande parenté y avaient attiré unefoule de monde, enlr’au 1res les familles May et Diesbach de Berne.Le festin se fit au Chasseur, et il paraît que les Autorités y furentconviées. Car les comptes du trésorier font mention d’une dépensede 12 liv. à cette occasion. Tandis que la joyeuse société dansaità l’éclat de mille bougies, au son du tympan et du rebec sonore,on était loin de pressentir la catastrophe qui frappa la familleArsent 25 ans plus tard.

Ces rapprochemens sont utiles : car l’histoire enseigne surtouten fesant ressortir le contraste des situations et en mettant lesjoies de la vie en regard do sou néant. 11 devient alors impossibleau lecteur, même le plus superficiel, de ne pas sentir cette ter-rible fatalité de la mort, qui pèse sur tous les êtres et qui fait denotre fugitive existence le plus redoutable des mystères.

1 Celaient ordinairement les épiciers qui vendaient les conliturcs. Aussi lors-qu'on les demandait à la lin des repas, on disait : Savez les épices. Monleil.