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Seconde partie.
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SECONDE PAKTIE.

appareil à la fois religieux cl guerrier, la variété des costumes,le grand nombre des acteurs. Toutes les classes de la société yprenaient une part intime. C’était un drame joué sur la place pu-blique, dans lequel d’abord trois Chapelains, plus lard troisChanoines de S. Nicolas devaient remplir les principaux rôles aubruit de la musique, des cloches, des armes à feu et des accla-mations d’une foule immense de spectateurs. Celle fête acquitplus d’importance, à mesure que les idées s’embrouillaient sur lescaractères d’une véritable dévotion. Chaque année inaugurait unenouvelle formule.

Après les Rois venait le Carnaval, avec ses folles joies de touteespèce. Le Gouvernement avait presque toujours soin de prohi-ber les mascarades 2 , à la faveur desquelles il se commettait beau-coup d’excès et même des assassinats. Le bouffon de Ecrite venaitalors se joindre au nôtre pour amuser le public. Le chantre ré-galait Messeigneurs d’un concert, les maîtres d’école et les écoliersjouaient des histoires 3 . Les bourgeois s’en mêlaient aussi. En1536 ils jouèrent la comédie de Susanne L On invitait les voi-sins et Confédérés à venir prendre part aux réjouissances pu-bliques.

En 1486 on envoya à Morat, Jean Seitenmacher pour convierles Moratois à notre Carnaval. Plusieurs ressorlissaus de Schwytzy assistèrent aussi. On fêla les invités dans les principales aubergesde la ville. Les frais qu’on lit à cette occasion s’élevèrent à 474 liv.

• En 1520, ces trois personnages Turent représentes par le fameux Vannius,Gosset et Pitteli. On leur accorda une indemnité de 20 liv. 10 sous. Le Chanoinequi jouissait du revenu de l'autel de Notre-Dame à S. Nicolas, devait se procurerà ses frais la couronne , les hottes et le vêtement royal, appelé boar^uiki. — 2 Ordrede criar que nul ne se verbuschcy le jor de carementrant. — 3 En 1547 le maîtred’école Hans Salat fut banni pour avoir fait jouer une pièce indécente. — * Cessortes de fêtes se célébraient aussi ailleurs. A Eslavayé on représentait la passionsur le cimetière de S. Laurent, sans doute le Vendredi-Saint, comme cela s’estlongtemps pratiqué à Fribourg. En 1517 les jeunes gens de S. Aubin cil Vuilly,ayant leur roi à leur tête, vinrent célébrer la même fêle à Eslavayé.