CHAPITRE II. 79
portaient îles armes 1 , fesaient commerce <le vin, sans payerl’ohmgeld, etc.
On voit cntr’autres, par le verbal de celte visite, que Rue s’ap-pelait tout simplement Rota , tandis que Riaz s’appelait Rotavilla.Item que Corbiéres n’était alors qu’une filiale de Haute ville, dontle cimetière, disent les RR. Visiteurs, fourmille de serpens.Ces Messieurs arrivèrent à Fribourg-, le 1" Septembre 1453. Toutle clergé, le curé Ilouser en tête, alla à leur rencontre jusqu’aupont de Berne. Une foule de monde suivait en procession. Fis trou-vèrent peu de chose à corriger dans la tenue de notre Collégiale.
La plupart des cures étaient desservies par des vicaires, les titu-laires résidant ailleurs. Il y avait un certain nombre de ces derniersà Lausanne, dont le chapitre, à cette époque, se composait de 32chanoines, 24 chapelains et 12 enfans de chœur.
Les pèlerinages étaient alors fréquens. En 1485 l’Etat accordaun subside de 2 liv. à Guillaume de Praroman et à Pierre Aleypour se rendre à St. Jacques de Composlclle. En 1493 on donnaun passeport à Cassler et Muller qui voulaient visiter l’église deSS. Pierre et Paul à Rome.
Au commencement de juillet 1510 Pierre Falk, Humbert dePraroman 2 , llans Vogt, dit Seiler, s’embarquèrent à Venise.Pierre d’Englisberg, Commandeur de l’ordre de Jérusalem, lesaccompagna jusqu’à Rhodes. Us furent tous les trois créés che-valiers du St. Sépulcre 3 . Englisberg apporta de Rhodes la me-sure exacte des distances qui, à Jérusalem, séparent les stationsdu Sauveur. Il les marqua sur le chemin de Bourguillon parsept piliers et trois croix, qui furent plantés depuis le cimetière deSt. Jean jusqu’à l’église de Bourguillon. Celle-ci fut censée êtrele Calvaire, et le cimetière de la Commanderie la maison de Pi-late. Un marchand de Romans en Dauphiné, nommé RomanetBontin, qui voulait faire exécuter un semblable monument chezlui, obtint du Gouvernement de Fribourg un certificat daté du
I Man. du 17 mars 1569. — s Sans doute celui dont fait mention la chroniquede Leur. — 3 Voy. pièces justif., N° III, le diplôme accordé à Praroman.