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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

10 novembre 151G, portant que son plan était conforme aux me-sures suivies à Fribourg.

Les procédures contre les sorciers et sorcières commençaientà se multiplier. Nous consacrerons plus lard quelques pages spé-ciales à ce sujet intéressant. En général, les idées superstitieusesdes siècles précédens, loin de s'affaiblir, semblaient prendre plusde consistance.

On fesait quelquefois garder dans les cimetières les corps desfinanciers, des avocats, des procureurs, etc., par crainte que lediable ne vînt les déterrer.

Mais c’étaient surtout les phénomènes atmosphériques et cé-lestes qui prêtaient aux terreurs et aux interprétations les plus ri-dicules. L’éclipse totale de soleil de 1485, consterna les popula-tions qui en tirèrent les plus sinistres présages. Mais jamais l’in-quiétude ne fut plus grande qu’en 1546. Le dimanche 9 mai decette année, entre 7 et 8 heures du matin , au moment où la pro-cession sortait de l’église, à Fribourg, on vit distinctement troissoleils au firmament. Ceux de droite et de gauche étaient mar-qués chacun d’une croix blanche , disent les chroniques, et ceintesd’un cercle aux couleurs de feu.

La coutume de sonner contre les orages et les gelées du prin-temps subsistait toujours. En 1532 on accusa le prédicant duGouggisberg d’enseigner à faire la grêle. Une autre fois on mitbien vite à profit le chapeau d’un pendu pour en faire je ne saisquel sceau de ville.

Nos terres étant ravagées par les insectes, surtout du côté deGrasbourg, on écrivit au Vicaire général de Lausanne, puis àl’Evêque, pour que notre Doyen Wilhelm Burger lit périr cesanimaux, suivant le principe alors reçu : Omni s créa tara sen-tentiam excornmunicationis reformidare débet.

Bien de plus curieux qu’une lettre écrite à Messeigneurs par leStadtschreiber de Zurich. Il se plaint qu’une somme de 513 écus