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Seconde partie.
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CHAPITRE II.

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lui a clé volée, dans une auberge de Ilomont. Il ajoute que ses chefsayant consulté un prêtre qui savait retrouver les choses perdues,celui-ci avait déclaré que l’argent volé se trouvait effectivement àRomont, mais qu’il ne pouvait réussir à faire entrer le diable dansle corps du voleur, attendu que la conspiration de l’air, entreZurich et Fribourg, est trop longue et la masse d’eau tropgrande i .

Le supplice d’un hérétique était toujours regardé comme unechose fort louable, à laquelle on ne pouvait assez prendre part.Quand un auto-da-fé de cette nature eut lieu à Granson en 1491,le Gouvernement de Fribourg s’y lit représenter par Guillaumed’Affry.

Le relâchement des mœurs et de la discipline monastique causaitun tel scandale, que le Gouvernement fut plus d’une fois obligéd’intervenir. On incriminait spécialement le couvent de St. Jean,celui d’IIauterive et celui de la Maigrauge.- Nos députés à Gransonfurent chargés de s’aboucher avec le sacristain pour faire cesser,dans le premier, les désordres touchant l’administration des sa-cremens et le service divin 2 . Ce sacristain, nommé GuillaumeBourgeois, menait lui-même une vie scandaleuse. Le curé de Giczétant mort, il avait obtenu ce hénélice pour un de ses parens,homme très-ignorant. Ce fut en vain que Messeigneurs prièrentl’Abbé de llaulcrest de le faire remplacer par un prêtre plus digne.L’Abbé répondit que la chose ne pouvait se changer, mais que lapremière cure vacante appartiendrait à Don Brunisperg, à quiMesseigneurs destinaient la cure de Giez 3 .

Quant à l’ahbave d’Hauterive, le Prieur venait d’être déposé etbanni de tout le Canton, pour avoir trompé Messeigneurs, au sujetde la cure de Cugy. Le frère Jost avait partagé son sort. L’AbbéTaverney lui-même s’était depuis longtemps compromis par son

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* A. C.— 2 Maiiual du Conseil. Fol. 51. A. C. — 3 A. C.