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SECONDE PARTIE.
nous abandonna lesdroitsde l’Evêché surccüc Seigneurie 1 (1509).Ce sacrifice imposé à la Savoie était au fond une véritable escro-querie exercée sous les auspices de la force ; mais il n’en estpas moins vrai qu’il pouvait être envisagé comme une légèrecompensation de ce que la Savoie avait fait souffrir aux Fri-bourgeois 60 ans auparavant. 11 lui fraya en même temps le che-min à l’alliance quelle conclut quelques années après avec laConfédération.
Le Duc de Savoie tira à sou tour une cruelle et basse vengeancede Dufour. Ne pouvant s’emparer de sa personne, il fit arrêterRobert Former, son parent, ainsi que le valet de celui-ci et lesfit décapiter tous les deux. L’année suivante (1510), le notaireJean Gribolet, Jean Treyer et Jean Girodi se rendirent en Savoiepour inventorier les biens de Furno 2 .
En 1511 à la fin de Janvier, M. de Longccombe, Gabriel deLande et le secrétaire Lambert, accompagnés de plusieurs autres,vinrent à Fribourg déclarer au nom du Duc de Savoie, qu’ilsavaient ordre de citer noble Jean de Furno en justice, commecoupable d’acte de faux. Il n’en fut pas moins réintégré dans scsbiens qui avaient été confisqués et termina à Fribourg sa vieaventurière 3 , non sans avoir tenté une seconde friponnerie enfaveur des huit autres Cantons, laquelle ne lui réussit pas moinsbien que la première.
‘ A. C. Rathscrk. fol. 18. Guichenon se (rompe en plaçant tous ces faits en 1510.— 2 La femme de Furno venait chaque jour se plaindre au Conseil en pleurant queson mari lui avait enlevé scs bijoux. On fut obligé d’en écrire à Solcure, où Dufourséjournait. — 3 ji ne laissa qu’un tils qui mourut sans enfans et une tille qui épousaNicolas Meyer. C’est Jean Furno qui lit don à l’église collégiale du bras d'argeutrenfermant les reliques de St. Nicolas. Il fut enterré aux Cordeliers, sous la chapellequ’il avait fait construire à neuf. — Encore en 1513 le Gouvernement écrivit auDuc de Savoie pour que Dufour pùt retirer de divers employés savoisiens les sommesqu’il disait leur avoir prêtées. — Petcrman Saloz fut nommé tuteur des enfans Du-four, qu’on trouve en 1514 plongés dans la misère.— On permit à Petcrman Salozde céder â Guillaume d’Arsent la maison de leur père pour 1700 liv. et d'achetercelle de Dieshach pour 2000 liv. A. C. — Notre Etat les recommanda alors àMM. d’Krlach et Stein de Ilcrne. A. (’. Man. fol. 50.