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SECONDE PARTIE.
devant lequel il était cité , il croit dire qu’en tout il n’avait rienfait que du consentement et au su du Conseil et du peuple valai-san, qui sentait combien lui était utile la bonne intelligence avecun voisin aussi puissant que le roi de France; que, si le consen-tement de l’Evêque n’avait pas été demandé, plusieurs traités etentr’autres celui conclu avec les trois villes forestières, prouventassez qu’il n’était pas nécessaire.
3° Touchant le complot ourdi avec des soldats pour ne pasêtre puni par l’Evêque , il s’en référait à sa réponse donnée surle premier grief. Il prétendait de plus n’avoir agi en cette occa-sion que comme tous les autres soldats qui cherchaient à sesoustraire à d’injustes punitions , ses compatriotes ayant raison dese révolter contre l’excommunication anlichréliennc, dont onles menaçait. a II pensait enfin qu’un Gouvernement et ses subor-donnés devaient se garantir une mutuelle fidélité, et qu’un Evê-que ne devait pas pousser les exigences plus loin qu’une autreautorité de la Suisse.
4° L’excursion de Garlin n’a été ni soudoyée ni encouragéepar lui, et il n’a entamé à ce sujet aucune négociation avec laFiance. Loin d’y avoir pris une part active et personnelle, la lettreque lui avait écrite le Grand-Maître de Milan, sous date du\ juillet, prouve qu’il s’était déclaré contre celte entreprise. Lesdeux lettres produites par l’accusateur ne parlent ni de recrutementni d’expédition. D’ailleurs elles ne portent ni date ni signature.
5° Le cinquième grief a été énoncé bien maladroitement, puis-que, loin de prouver les intelligences de l’accusé avec la France,il en résultait le contraire. L’Evêque a eu d’ailleurs connaissancede cette alTaire, comme il appert par scs lettres écrites à Lucerne.
(}° Il défie de prouver qu’il ait jamais usé de violence envers undéputé de Milan et qu’il ail fait aucun accommodement avec lui.
T Ouant à la place de Commissaire qu’il avait occupée peu-