Band 
Seconde partie.
Seite
102
JPEG-Download
 

102

SECONDE l’AKTIK.

opinions du tribunal, mais il demanda terme pour y réfléchir jus-qu’au mardi après la St. Thomas l . Ce procès fesait beaucoup debruit et intéressait même les puissances étrangères. La Confédé-ration s’en occupait et la diète de Baden devait intervenir. L’Em-pereur Maximilien demanda que la procédure fût ajournée jus-qu’à la connaissance de la sentence fédérale. L’Evôque de Sionétait venu lui-même à Fribourg, pour activer les poursuites LeGouvernement de Fribourg fit preuve de partialité ouverte en re-lâchant Gaspard Schinner, au bruit des tambours et des fifrestandis que l’accusé resta en prison. Celui-ci protesta hautementcontre ce manque de justice. Quant à Arscnt qui l’absolvait ensecret, on a longtemps cru qu’il n’osa pas émettre son préavis.Gloutz, appuyé sur le Geschichtforscher, prouve qu’il fit sondevoir, qu’il plaignit publiquement le malheureux et laissa un librecours à son indignation, lorsqu’il fut question de le juger. Il pro-testa formellement, vu que les accusations étaient vagues et lestémoins ennemis de l’accusé. Il demanda qu’on prît du temps pourréfléchir et déclara qu’il prononcerait lorsque Gaspard Schinneraurait produit, devant les Conseils et la Communauté, sept témoinshonorables, qui ne seraient pas liés à l’Evêque par un serment.Ces longues hésitations déplurent au parti qui avait juré la pertede Supersax, et à la tête duquel se trouvait Pierre Falk, alorsBanneret du Bourg. Celui-ci en fit de vifs reproches à d’Arscnt àla Maison-de-ville.

La femme 4 et la fille de Supersax parcouraient la Suisse poursolliciter un appui. Lucerne envoya une députation chargée d’in-tercéder pour Supersax et de procurer quelque adoucissement àsa captivité. Il avait aussi ses partisans à Fribourg, mais ils crai-gnaient de se prononcer et n’agissaient qu’avec mystère. Par

* Rathserkanntniss fol. 35 et suiv. A. C. On voit «pic les détails donnés par

M. d’Alt, sur cette procédure, sont en grande partie erronés. _ 2 D’AU. _

3 Caspar lanquam justus et insons scntcnlialilcr liberales est. Inf. Vont. Frib. _

* Elle était mère do vingt-quatre enfans. Un de ses fils, Doyen du Valais, fut arrêtéà Bridcl pour crimes, à moins qu’on ne l’ait confondu avec sou ouclc, dont il aété question plus haut.