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SECONDE PARTIE.
tile. En proie à un irrésistible esprit de vertige, le Grand Conseil,alors encore le représentant constitutionnel de la Communauté,décida que cette monstrueuse procédure suivrait son cours. D’Ar-sent et le concierge Yenny (appelé aussi Kurscbner parce qu’ilétait pelletier) furent les victimes désignées à la vindicte publique*On fit plus. On demanda à l’Evéque de Sion la destitution du curéLoybli, qui s’obstinait à ne pas quitter sa place , en dépit de toutesles insinuations i .
Tout ce que les pétitionnaires purent obtenir, fut un sursisjusqu’à l’arrivée de la grande députation fédérale. On l'attendaitvers la mi-février, comme l’avait annoncé la lettre de la diète.Celle-ci avait également sollicité cet ajournement en termes trés-pressans 2 .
Enfin le 16 février arrivèrent les députés, et le surlendemain laprocédure recommença. Parmi eux se trouvait Winkler, de Zurich.La présence de cet homme, dit la chronique, fut très-nuisible àd’Arsent ( zum Widerspiel und Unfahl ), peut-être au su deson Gouvernement. Quant au Grand Conseil, il ne fit pas même àcette députation les honneurs accoutumés.
Le même jour, d’Arsent écrivit une lettre sans subscription,mais qu’on présume avoir été adressée à son ami Peterman d’En-glisberg ou à M. Jean Speglin, Abbé d’IIauterive 3 . Il s’y plaintamèrement de sa cruelle situation et accuse M. le curé Loyblid’en être la cause. « C’est lui qui le premier me raconta qu’il» avait parlé à Georges Supersax; que celui-ci s'était beaucoup» plaint de ce que Messeigncurs avaient élargi son adversaire ;» que quant à lui, doyen Loybli, il était décidé, avec le secours» de quelques personnes qui étaient à sa dévotion, de procurer
I Missiv. aile m. fol. lit. A. C. — 5 t’ixl ist ilnrulT an üch miser cnistlich undfrünllicli Pilt flissigest das innier syn knn und rnrif’, ir wcllen dcrsellien unserlloUschaften zukunlTi erwarten und dazwusclicn mit licmclllcm llerrn TranzeiArlzent keinerley suochen, fiimoiiinieii noeli liandcln , das zu wyter Ilcladniilzund lifrurr müclitc dicncn und griisseren Unfal und Kumbcr crlragcn. Gcscliichlf.III U. 2 H. — 3 Voy. pièces justif. N°IV.