CHAPITRE III.
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» aussi sous peu son élargissement. Il lui répondit que par là il» pourrait nous mettre tous dans un grand embarras, comme cela» est malheureusement arrivé. Ce qui me fit impression , c’est» qu’il me dit que lui, comme curé, et moi, comme rapporteur,» nous étions obligés devant Dieu et les hommes de venir à son» aide. Au reste, ajoute-t-il, vous n’avez pas besoin de vous en» mêler. J'ai assez de gens qui me sont dévoués dans ce but :» tout est déjà arrangé pour le sauver. J’en remercie Dieu, lui» dis-je alors et lui promis de ne pas le trahir i . Voilà précisé-» ment la cause des maux que je souffre et au milieu.desquels» je ne puis invoquer que Dieu et Messeigneurs. Hélas ! s’ils ne» me tendent une main secourable, c’en est fait de moi. J’écris» en même temps au curé pour lui conseiller de donner sa dé-» mission. Mais vous qui pènscz comme moi, je vous supplie» pour l’amour de Dieu et par les liens sacrés qui nous unissent» depuis que nous avons visité ensemble la ville sainte de Jéru-» salent, paraissez demain matin au Conseil, avec d’autres de mes» amis, et intercédez pour moi. Je mets ma confiance en Dieu et» j’espère que Messeigneurs, à qui vous remettrez ma renoncia-» tion au droit de collature, par égard à votre intercession et celle» de mes amis, m’accorderont ma grâce. Je vous prie de prendre» avec vous mon beau-frère Barthélemy May, et de parler au» doyen. Que mon dit beau-frère vienne me voir avec vous ,» afin de soulager la dure captivité où je souffre mille angoisses» depuis 37 jours et 37 nuits 2 . Dieu le sait et je le prie qu’il» daigne vous conserver en sa sainte garde. Donné le mardi
» 18 février. »
«
La veille le Grand-Saulier ayant inutilement proclamé Supersax,à trois reprises, celui-ci fut condamné par contumace. Jean Tech-ternian lit l’office de Procureur-général 3.
* Cui funr* consensus prædicli Francisci Arscnl qucm de ilia consuluerunt nondefuit. Inf\ Dont. Frib. — 2 Depuis le 13 janvier, jour de sa sorlic de la Colle-Riale. - 3 A. C.