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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

corps fut porté dans l’église des Cordeliers 1 et mis dans le tombeaude ses ancêtres, à main gauche en entrant par la grande porte.On y voyait ses armoiries de famille, et là où est aujourd’hui l’au-tel des tanneurs, un vieux tableau qui avait sans doute trait auxArsent, bien que la chronique ne l’explique pas 2 . Yenny futenseveli à la chapelle de Miséricorde. Ils avaient été neufsemainesen prison. On donna 42 livres au bourreau pour le rachat de deuxhabits.

Tel fut le triste sort d'un citoyen honorable , sacrifié à l’espritde faction si commun dans les républiques. Fut-il môme avéréqu’il se lut laissé corrompre par l’argent français, il n’était pasplus coupable en cela que scs juges; car la corruption était alorsà l’ordre du jour. Ses ennemis devinrent peu de temps après lesplus zélés partisans de la France, et celte circonstance seule suf-firait pour l’absoudre. Aussi l’intérôt qu’inspire cet épisode popu-laire tient-il surtout à l’innocence et à la position du principalpersonnage, aiusi qu’aux vives lumières qu’il jette sur la politiquede cette époque. Du reste la carrière d’Arsent n’avait été marquéepar aucune action d’éclat et ne justifie pas le titre de grand hommeque lui donne M. d’Alt. Sa lettre, la seule que nous ayons de lui,ne témoigne ni de son courage, ni de l’élévation de son caractère. Ilpâlit et chancelle devant le spectre de la mort et, pour le fléchir, ilaggrave les torts d’un complice, au lieu de l’excuser. Il ne sait pointennoblir la position de victime que lui lésaient des inimitiés sansgrandeur. Il semble môme vouloir abjurer les principes qui ont servide règle à sa conduite et crie merci, comme un coupable. A l’heuresuprême où va s’accomplir sa terrible destinée, lorsque la fatale

• Tous ccs details sont en contradiction avec la décision qu’on avait prise de fairemourir les condamnés en secret. Dans ce cas, l’exécution avait lieu au bclluard ouau vieil arsenal. U parait qu’on était revenu sur la première décision , et que loinde s’entourer de mystère , on lit même sonner le .gros bourdon pendant le trajetdepuis la Maison-dc-villc jusqu’au lieu du supplice. Jamais cette eloebe n’avait en-core servi à pareil usage , au dire d’Ansbclin, qui dit aussi que l’exécution eut lieut/i dedans des nouvelles barrières. — s Und war das l’nscliuldig Kindlcin gar alt-frankisch.