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Seconde partie.
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CIIAPITUE III.

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baguette est rompue, que tout espoir est évanoui, alors Seulement ilretrouve la pieuse et mâle résignation du Juste. Mais sa place élevée,au sommet de la Communauté, les services qu’il avait rendus à lapatrie, l’ingratitude dont ils furent payés, ses alliances de famille,ses souffrances imméritées et surtout sa fin tragique ne laissentpas que d’attacher à son nom un certain prestige et donnent à l’his-toire de ses derniers jours toute l’émotion du drame V

En examinant aujourd’hui avec maturité les diverses phases decette catastrophe déjà loin de nous, on est saisi de surprise et dedouleur : toute la conduite de la Communauté envers un de scspremiers citoyens, a moinsles apparences d’une procédure régulièreque celle d’un assassinat juridique. En effet, depuis le début jus-qu’au dénoùment, tout trahit une dérogation flagrante aux formesles plus inviolables de la justice.

Et d’abord, quant à Supersax, qu’on cite dans les traités pré-exislans avec le Valais, une clause qui imposait au Canton deFribourg le devoir d’instruire une procédure contre ce réfugié?On avait peut-être le droit de l’arrêter, de l’extrader même, et cedernier parti eut incontestablement été le plus sage; car il eutévité tous les frais, tous les embarras et surtout toutes les ini-quités qui s’en suivirent. Mais quel délit avait commis Super-sax sur notre territoire, où il était venu, inoffeusif, chercher unasile? Et, s’il y avait délit, pourquoi ne pas abandonner le cou-pable aux tribunaux ordinaires? Quelle raison impérieuse forçaitle Grand Conseil à évoquer cette cause à lui?

Nous ne voulons rien dire contre la torture infligée à un vieil-lard goutteux : celte cruelle formalité était malheureusement dansla législation de l’époque. Mais pourquoi, lorsque l’acteur et ledéfendeur se constituent tous deux prisonniers, relâcher l’un et

1 Voy. enlr’aulres, dans le Gcscliichtforsclicr, une relation presque contemporaine,intitulée : Geschichte dur Gufangennehmung und Ilinrichlang des Schultheissenund IiUlers Franz non Arsent, von Freybnrg , von eincm Vngennnnten. lino ex-pression ,ie la j,apro 124 prouve que l’auteur était bernois.

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