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Seconde partie.
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CHAPITRE 111.

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tenait pas tant à cœur, pour qu’elle répudiât à jamais celle de laFrance.

Quand le sénat déclara à la députation fédérale qu’on n’avaitpas torturé le prévenu, par égard pour la Confédération, que dutpenser celle-ci de celle réponse dérisoire? Eli quoi! on craignaitd’appliquer la torture qui était justifiée par la loi, et on ne crai-gnait pas d’appliquer la mort, contre laquelle tout le monde pro-testait?

Tout ceci prouve qu’un grand mystère plane encore sur cetragique épisode de notre histoire et que tous les coins du voilequi le recouvre n’ont pas encore été soulevés.

Il eut un retentissement long et douloureux, et la réaction frappaencore d’autres personnes. Le curé Loybli fut obligé de résignerla cure, de la céder à M. Bugniet i . L’Abbé d’IIauterive, JeanSpeglin, qui avait donné de grandes preuves d’attachement àd’Arsent, hésita longtemps à revenir à Fribourg, malgré le sauf-conduit qu’il avait obtenu par l’entremise de quelques Conseillerset Bannerets. Il fallut que Messeigneurs lui donnassent une assu-rance formelle, qu’il n’avait plus de danger à craindre 2 , à con-dition toutefois qu’il mît plus de réserve dans ses propos 3 . Il dutrésigner sa place en faveur de M. Jean Tavernier; mais le cou-vent dut se charger de ses dettes et lui payer une pension an-nuelle, comme ci-devant à l’Abbé Philibert, sans que les lods etcens qu’il avait perçus, pussent entrer en ligne de compte.

i L’Etat avait vivement sollicité sa déposition de la cour de Rome, par l’entremisede Don Anselme Graf, curé d’Uri et du Cardinal. llugnict avait déjà été curé pré-cédemment et avait cédé sa place à Loybli pour avoir le loisir d’achever à Parisses études académiques, sans donner formellement sa démission. Loybli se retiraà Iterne chez ses parons, et y fut nommé doyen du chapitre. Lors de la réforma-*'on, j| passa à Soleure, où il fut revêtu de la dignité de Prévôt. Après la mort deSchinncr (1522) il eut même quelque chance d’étre nommé Evêque de Sion. Ona arraché du Mauual le feuillet où il est question de sa mise eu jugement. Plu-sieurs raisons tirent préférer le vieui llugnict au prédicateur liolb. Le Gouver-nement se déchargeait entr'autres d’une forte pension; car on payait à llugniet30 livres par trimestre. Mais il ne reçut l’investiture que l’année suivante. A. C.Aflaires ccd. Voy. pièces justif. N" V. — 5 A. C. Missival allem. fol. 118. — 3 Ibid.Kathserk. fol. 5(>.