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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

» loyers, pillé laïcs et gens d’église, délié les sujets de leur ser-» nient de fidélité. II s’est même emparé d’un frère du Cardinal.

» Tout ceci nous a paru si grave, que nous nous sommes réunis» à la hâte à Schvvitz, d’où nous adressons aux Valaisans une» lettre, que notre exprès est chargé de porter de dixain en» dixain. Nous leur commandons la cessation des hostilités, sous» peine pour la partie rénitente, d’ètre traitée par nous en enne-» mie i . »

Les parens et amis d’Arsent éclatèrent de leur côté en plainteset menaces contre ses persécuteurs et trouvaient beaucoup desympathie dans le voisinage. Pierre Falk devint l’objet de leurressentiment particulier. Sloss, Krumensloll, Pour et Techter-niann furent députés à Berne pour demander des sûretés en safaveur. Ils se plaignirent aussi que le jeune Jean de Dicshach sefût permis de demander publiquement à l’Abbé d’IIauterive, àP. Kamu, à P. Lischncr, à Jacques Cornet et autres, s’ils n’étaientpas du nombre des traîtres Frilmurgeois, qui avaient si honteu-sement condamné à mort son beau-frère. A Vevey, AntoineBruglcr, l’hôte ordinaire d’Olhmar Gottrau, refusa de le loger,son patron lui ayant défendu d’béberger des Fribourgeois. AGenève, Pierre Falk, quoique député du Gouvernement, fut as-sailli de mauvais propos par Jacob von Slein et Michel Glaser.Nos gens furent également insultés en Valais par un certain Kal-bermatten, au sujet de Supersax a , et celui-ci nous inquiéta long-temps par des excommunications qu’à son tour il sut obtenir deRome.

Enfin la veuve d’Arsent ayant adressé une lettre très-offensanteau Banneret Schneuwly, Mcsseigncurs demandèrent à l’Etat deBerne, qu’il assemblât le Conseil pour entendre les plaintes denotre ville et y faire droit 3 .

On a vu que Pierre Falk se montra le plus acharné parmi les

1 Gcschichlf. III. 11. 2. II. — 2 A. C. Missiv. allom. loi. 118. — 3 A. G. Man.loi. •>.