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Seconde partie.
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CHAPITRE III.

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ennemis d'Arsent. Les motifs de celte haine ne nous sont connusqu’en partie. François d’Arsent possédait le domaine de Frasenheit,au nord de Schmilten, P. Falk en avait un autre tout auprès à Else-, wyl. Vers l’an 1501 , ils eurent un procès à vider louchant leslimites de leurs terres et, s’il ne fut pas la première cause de lahaine qui les divisa depuis, du moins y contribua-t-il puis-samment 1 . En 1509, ces deux magistrats se trouvèrent encoredivisés au sujet de la réception de Jean de Furno à la bourgeoisie.Arsenl eut alors le mérite de repousser ce faussaire cynique etintrigant. Enfin la politique de l’Avoyer avait toujours été favo-rable à la France, tandis que celle de Falk penchait pour leSt. Siège. Peut-être ne fallut-il rien de plus que ce constant anta-gonisme pour motiver la conduite bien peu généreuse de Falk,’es derniers troubles.

En comparant notre récit, puisé aux meilleures sources , aveccelui que M. d’Alt a donné de cette fameuse procédure, on peutse convaincre qu’il est tombé dans une foule d’erreurs.

Les Arsent étaient d’anciens bourgeois de Fribourg. Huguesd’Arsent était déjà considéré eu 1301. On le trouve au nombredes 170 Notables chargés de la pacification des troubles au sujetdes communs 2 . François Arsent, fils du Conseiller Jacques, entradans les Secrets en 1487, fut élu Bannerct du Bourg en 1491 eten 1494 du Grand Conseil. Il remplit aussi la charge de mon-nayeur. En 1495 il eut à soutenir contre Pierre Falk, le procèsdont il vient d’être question. Il accomplit, comme nous avons vu,le pèlerinage de la Terre-Sainte, où il fut créé Chevalier du St. Sé-pulcre. A son retour en 1507, il fut élu Avoyer, charge qu’iloccupa pendant deux ans. Il fut aussi mis à la tête des auxiliairesqu’on accorda à la France, et ce fut sans doute dans les fré-quentes relations qu’il eut avec cette couronne, qu’il conçut pourube une affection qui lui coûta la vie 3 .

1 Noie eoiimiuuiqucc par M. Combaz et extraite des archives l’rarouian. — 5 A. I],Ordon. de îaot. — 3 l ; n de ses frères élail chapelain à (îransoii; un autre , Jacques,