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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

Quant à Falk 1 , il parcourut depuis cette époque une carrièrebrillante. On le trouve, dès l’année suivante, parmi les officiers quiconduisaient en Italie un contingent fribourgeois. Ces troupescoopérèrent à la prise de Pavic défendue par Bayard. On crutmême que, frappé des dangers qu’il courut dans cette terriblejournée, Falk fit alors vœu d’ériger à Dieu un monument de re-connaissance.

Il fit ensuite partie de l’ambassade fédérale qui se rendit àBerne pour négocier une trêve avec Venise. Il fut chargé, pendantun an, de l’administration du duché de Milan, conjointement avecle député d’Uri. Nommé Avoyer en 1516, il signa, au nom detous les Confédérés, le traité de paix perpétuelle avec la France*S’étant rendu à Paris pour cette aflaire, il y fut décoré des in-signes de l’éperon d’or et comblé de dons. L’Evêque Aymon deMonlfaucon l’employa pour terminer ses différends avec la bour-geoisie de Lausanne, et quand son neveu Sébastien fut installé surle siège épiscopal, l’Avoyer Falk assista à celte cérémonie comme

chanoine à Lausanne. Celui-ci avait abandonne à François sa part de patrimoine, enconsidération de ce que , par son entremise, il avait obtenu sa place. François eutcinq enfans do sa femme, fille naturelle, à ce qu’il paratl, de l’Avoyer Dicsbach deRenie. Diébold, l'alné, lit ses études à Paris et, à son retour, fut nommé doyen et pro-tonotaire apostolique. Il l’était déjà en 1511. Le cadet, Guillaume, suivit une carrièreorageuse , au bout de laquelle il trouva une liu aussi trafique que l’avait etc cellede son père. Rourgmailrc eu 1521, il se lit amender et exiler pour son attache-ment à la réforme, entra comme capitaine au service de France, en même tempsque Wallher lleid, eut de grands démêlés avec le Roi, touchant son traitement quin'était pas payé. l’ourse venger, il trama un horrible guet-apeus contre quelquesjeunes Français qui fesaient leurs études à ltiile. Les ayant engagés à faire une pro-menade hors de la ville, il les lit attaquer par Pancrace Motelin cl d'autres com-plices. Deux d'entre eux furent embarqués de force sur le Rhin, où une barqueavait été préparée. M. de Rochcforl qui tenta do résister, fut renversé de cheval etassassiné. Gctte triste affaire occupa longtemps la diète. Enfin Guillaume fut saisien Lorraine, où il se hasardait à paraître de temps en temps, et eut la tête tran-chée. Ses héritiers et plusieurs antres Fribourgcois citèrent le Roi de France à unejournée de droit sur la frontière, pour n’avoir pas revu leurs pensions depuis plu-sieurs années. Mais le droit prévaut rarement contre la force. Un quatrième frère,Pierre Arsenl, (igure encore parmi les fonctionnaires de l’Etal en 1525. Il existeaux Archives un recueil de maximes morales en latin, avec la traduction française,écrites de sa main. Une sieur, nommée Aneline, avait épousé Louis l’errosset.

1 Le sujet appelait la petite notice biographique qui va suivre , et où il est faitmention de la mort de Falk par anticipation ; car ou 1e verra ligurer encore jus-qu’en 151(1.