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Seconde partie.
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CHAPITRE IV.

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cadeau à la Confédération d’une épée en or, d’un bonnet ducalcl de deux bannières. Ce don n’étant pas de nature à être par-tagé, fut longtemps un objet de dispute entre les Cantons. Onconsentit enfin à ce que Zurich, Berne, Lucerne et Schwytz gar-dassent chacun en dépôt un de ces quatre objets.

Notre Canton avait encore laissé quelques troupes en Italie L50 hommes étaient campés devant Lauwertz 2 . On y envoya unrenfort de 33 hommes, sous les ordres de Pelerman Praroman, avecde l’argent, un convoi de poudre pour la grosse artillerie et uncongé pour 23 hommes qui demandaient à rentrer dans leursfoyers. Pierre Veillard (Ail), de Fribourg, qui commandait «à Lu-gano, reçut l’ordre d’aller faire le siège de la ville et du châteaude Castiglione, à 8 lieues au-dessus de Milan et à 3 lieues deCôme. Il s’en acquitta avec bonheur. Les hostilités se prolongè-rent jusqu’à la fin de 1512.

Berne, Fribourg cl Soleure crurent qu’il était de la prudenced’occuper militairement Neuchâtel, afin que ce comté ne tombâtpas au pouvoir des Français. Ils y établirent des baillis dont ledernier fut J. (louglenberg, de Fribourg 3 .

Pierre Falk 4 fit partie de l’ambassade fédérale qui se rendit àRome pour négocier une trêve avec Venise. Sa lettre datée du25 novembre, contient une relation pompeuse de la réception quifut faite à cette ambassade. De Rome, Falk se rendit à Venise, avec

l Quelques soldais apportèrent à Genève des armures de Milan pour les vendreau Roi de France. On écrivit à ce sujet aux Syndics et Conseil de Genève pour ar-rêter cette conlreliande. l.a diète de Lucerne dérida que ces objets seraient ren-voyés au lieu où ils avaient été pris. Dans cette même diète il est question de fauxroubles qui ont paru à Zurich. — 5 Sans doute Lugano qu'on appelait aussi alorsl.avis. — 3 Voici quelles étaient les redevances de ce fonctionnaire : tout le foindes prés de Corsalles ,, 18 cochons fournis par les meuniers, 1 muid et 20 mesuresde noix, fil quartiers de fromage pesant chacun une livre, Ü85 chapons, 110 pou-les, 155 livres de suif fourni par les boucliers, ilfi paires de souliers, 108 fers àcheval, 304 livres de fil, 42 aunes de toile , 48 corvées de poissonniers et 200 livresde viande fraîche pour l'entretien du vieux concierge et de sa femme ; 5 sous parpeau. A. c. — 4 Tillier travestit son nom en Fulli. Voy. Ilist. de Berne, tome III,pages 70,71,77, 85,87, Ofi.