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SECONDE PARTIE.
Jean d’Erlach et les députes du Pape, pour y faire des proposi-tions de paix. Mais le Pape ne voulut point entendre parler ni dela solde arriérée pour la campagne précédente, ni de la cessionau duché de Milan des villes de Parme et de Plaisance. MaximilienSforza promit aux Suisses de leur céder à perpétuité les trois bail-liages : Lavis, Locarno et Valmaggio. Excepté Fribourg, tous lesCantons avaient consenti à donner un sauf-conduit à l’ambassadefrançaise pour venir traiter de la paix, à condition qu’au préa-lable les forts de Lavis (Lugano) et Luggaris se rendraient. Cettereddition eut effectivement lieu. On joignit aussi à ce sauf-con-duit l’inventaire de ce que les Français avaient pris à 29 Fribour-geois à Lugano.
La seigneurie de Font, qu’on avait achetée de Noble Bonifacede la Molière pour 7390 liv. 8 sous 8 den., fut cédée en vertu dudroit de rachat, ainsi que le fief de ChiUillon pour la mêmesomme à Noble Antoine de la Molière et à ses hoirs, à conditionque le contrat passé le 22 mars à Payerne, entre les deux frèresAntoine et Boniface, ressortît son plein effet. La seigneurie nepouvait en outre être ni engagée, ni morcelée, ni aliénée, sansle consentement exprès de Messeigneurs, sous peine de confisca-tion. Noble Antoine de la Molière devait acquitter les dettes de sonfrère.
Le Duc de Savoie sollicitait depuis longtemps un renouvelle-ment d’alliance avec la Suisse. Mais la part active que, malgréses dénégations, il avait prise pour la France, dans la dernièreguerre, avait excité un tel mécontentement, que Fribourg s’abstintà dessein de paraître à la diète de Lucerne, qui était disposée àaccueillir la demande du Duc..Nous finîmes cependant par céderaux instances de Berne, sous la réserve que les traités antérieursqui fixaient nos relations avec la Savoie , n’en souffriraient pas. Cefut Jean Techtcrman qui négocia cette affaire au nom de Fri-bourg. 11 fit partie de la députation fédérale à Chambéry et pro-