CHAPITRE IV.
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Une dernière et sévère leçon était réservée aux Suisses à lasanglante bataille de Pavic, où l’on vil trois Bourbons combattred’une manière bien différente : le Connétable en traître, le Ducd’Alençon en lâche i, François I er en héros. Quatre bannières fri—bourgeoises s’y trouvèrent avec 8000 Confédérés. L’une d’ellesétait portée par P. Ilusch, à la place de (iuill. Reiff qui étaittombé malade. Dès qu’il se vit en danger de la perdre, il en ar-racha l’étoffe, la coupa en pièces, et jeta le tout dans le Tessin.Puis, après s’être vaillamment défendu, il traversa la rivière à lanage et fut du petit nombre de ceux qui survécurent à ce granddésastre 2 (1525). Hennicki y périt avec presque toute sa compa-gnie. On cite encore un Treylorrens et un chevalier de la fa-mille d’Estavayé. On n’en retrouve pas moins des Fribourgeois,deux années après en Lombardie, au service de France.
Cette malheureuse nouvelle parvint en Suisse, au moment où10,000 Confédérés passaient la frontière pour réintégrer dans sesEtats le meurtrier de Jean Ilutten. Us furent aussitôt rappelés,non point par un sentiment de justice ou de pudeur, mais parcequ’il n’était plus prudent de secourir le Duc de Wurtemberg,contre le vainqueur de Pavie.
Ce fut encore une fois à Fribourg que fut passé en 1525 uncompromis entre l’Evêque de Lausanne et les bourgeois de celteville, par l’entremise de Berne, Fribourg et Soleure. Nos repré-sentons étaient l’Avoyer d’Englisberg, Humbert de Praroman,Ant. Willing, J. Krumenstoll et Guill. Schwitzer. Berne et Fri-bourg conclurent ensuite avec Lausanne un traité de combour-
1 Frappé d'une terreur panique, il s'enfuit avec 400 hommes d'armes. Mezeray.— 2 Stettlcr évalue à 3000, Ilottinger à 5500 le nombre des Suisses qui périrent àla bataille de I’avic. Les autres furent pris et relâchés. Mais un grand nombre péritde faim, de misère et par les mauvais traitemens qu’ils essuyèrent eu Lombardie.Cumo iter feccru.nl Helvetiorum reliquia; ad 5000 hotninum, qui fere umues nudiet e.r armati erant ac morbo et lassitudine confecti ut passim moribundi caderenl.Rened. Jovius hisl. novueomensis, pag. 87. — Cette même année Pierre Girnudou Cyro, de Fribourg , renommé pour sa scicuee , fut nomme Chancelier de Ucrne.