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Seconde partie.
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CHAPITRE V.

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lirons, qui étaient conduits par des gentilshommes L Les Bernoisse plaignirent amèrement de ces excès dont leur historien accuseencore aujourd’hui les Frihourgeois 2 , tandis que le Continuateurde Muller les met formellement sur le compte des Bernois eux-mêmes 3 . « De Genève, dit-il, on reconnaissait l’approche desSuisses, au progrès des flammes. Bien que le temps fut beau, lesairs étaient obscurcis par l’épaisse fumée. » Les Suisses entrèrentà Genève le 7 octobre 1530 , sans avoir rencontré l’ennemi. Ce futune nouvelle atteinte portée à l’exercice de l’ancien culte; car lesBernois n’étaient pas seuls à insulter les catholiques. Les Fribour-geois eux-mêmes, dit Vulliemin, maltraitaient les prêtres. Onavait logé au couvent des religieuses de Sle. Claire des soldats fri-bourgeois pour le garder, tous bons catholiques, mais du resteaussi bons pillards et endommageant aussi bien que lesautres les pauvres gens *. Celle intervention fut bien onéreuseà Genève, et ses auxiliaires la lui tirent payer cher. Les députés desonze Cantons et ceux du Valais proposèrent un accommodementqui fut passé à St. Julien, et par lequel le Duc de Savoie s’engageaentre autres à payer 7000 écus aux Bernois et autant aux Frihour-geois pour les frais de la guerre. Il hypothéqua aux deux villes lepays de Vaud, comme garantie du traité. Celui-ci fut confirmé aucongrès de Payerne. Quand , deux ans après , le Duc demanda queles deux villes envoyassent leurs députés à Chambéry pour y réglerles dernières difficultés, Fribourg s’v refusa jusqu’à l’entier accom-plissement du traité de St. Julien et jusqu’à la cessation des hosti-lités 5 .

Cette affaire terminée, Berne envoya ses députés à Fribourgpour renouveler le traité de combourgeoisie, après avoir régléquelques difficultés au sujet du changement de religion dans lesbailliages de Morat et de Grasbourg ®. L’accoininodement tou-

1 Magniti. — 2 Tillier. — 3 Tome XI, liv. VIII, chap. I. — 4 Sœur de Jussie,citée par Vla"nin. — 3 A. Missival du 14 et 15 mars 1532. — 8 lîstavayer,•ji uycrcs et l’avertie montraient beaucoup d'attachement pour l’ancien culte.