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SECONDE PARTIE.
chant les autres bailliages mixtes, ne fut pas à l’avantage des catho-liques. Leur culte devait y être interdit,*si la pluralité des voixl’emportait pour la réforme; dans le cas contraire, les réforméspourraient toujours exercer librement leur culte L Pour la premièrefois, les Bernois ne jurèrent plus par l’assistance des Saints et neréservèrent plus le St. Siège.
L’année suivante (1531) un détachement de 500 volontaires fri—bourgeois commandés par I*. de Praroman, se joignit à l’arméefédérale qui marchait au secours des Grisons, contre ce brigand quise fesait appeler le Marquis de Médicis. Nie. Veillard portail la ban-nière.
Cette môme année J. Champion vendit la seigneurie de Vaulruzà Fribourg pour 5000 écus d'or au coin de France, ce qui fesait20,000 liv. frib. (la liv. à 5 batz). François Gribolet en fut le pre-mier bailli.
Pendant la funeste guerre de religion, qui éclata entre les Can-tons de Berne et de Zurich et les Cantons catholiques, Fribourgne joua heureusement que le rôle de médiateur, quoique sanssuccès. Claris, Fribourg, Soleure et Appenzell s’étaient réunis àcet ellèt à Arau, le 4 septembre. Berne avait sommé Fribourgde lui prêter secours. On pense bien qu’on répondit mal à cet ap-pel 2. Le triomphe des petits Cantons fortilia la protection quenous accordions aux ressortissans c ’ " es des bailliages mixtes.Berne ne s’opposa plus à ce que l’ancien culte fût toléré à Gran-son. Fribourg ne se borna pas à la tolérance, elle chercha letriomphe par la persécution. Farci s’en plaignait amèrement :J .
* Hucliat, liv. 9. — * Fribourg a ltorno 10 octobre 1531. Samlnng von Itrielcii.Iloltinger. — Aussi Itornc lie dissimula-t-elle pas son intention de nous attaquer,dés qu elle en aurait fini avec les petits ('.alitons. .Missiv. — 3 Hcrnenses non eadiligenlia lalioranl pro C.lirisli gloria , qua Friburgenses pro pontificiis placitis. Nonpulamn sfiialuni Herncnsem oliin ita laturiiin leveni injuriain in niinlium, sieutgravein in Evangelium proton. Niliil peno non liecl Friburgcnsibus in pios. Indielacausa rapiuntur in earccres, alii iinpuua injuria adliciuulur. Jus csl in armis, Voy. salettre à Zwiugli, datée de Gransou 10 octobre 1531.