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Seconde partie.
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CHAPITRE V.

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gneur de Font, ayant produit de faux titres contre le roi deFrance, fut jugé, à la réquisition de l’ambassade française, etcondamné à être pendu. Pendant son procès, il fut détenu auxCordeliers (1533). A la prière du clergé et de nombreux inter-cesseurs, sa peine fut commuée en un bannissement perpétuel. Ilalla s’établir à Berne et mourut quelque temps après à Neuchâteld’une chute de cheval. En 1531 il avait poignardé son cousinGuillaume de Villarsel L

Pendant les derniers jours de Carnaval de celte même année,quelques jeunes gens de Lausanne, déjà imbus des nouvelles doc-trines, s’étaient saisis d’un prêtre qui avait prêché avec beaucoupde zèle contre les milices lausannoises, pour avoir pris part à la der-nière guerre de Cappel. Ils l’avaient lié sur un traîneau, fustigé par laville et déposé devant la maison du bourreau. Les chanoines s’enétant plaints à Fribourg, on y prit la chose tellement à cœur,qu’on menaça les Lausannois de renoncer au traité de combour-geoisic, s’ils ne donnaient satisfaction. Ceux-ci s’adressèrent auxBernois qui déclarèrent que le traité ayant été stipulé conjointe-ment avec les deux villes , ne pouvait être annulé par l’une seule,et l’affaire en resta là. L’Evêque de Lausanne nous offrit à cetteoccasion tout le secours dont il pourrait disposer. Les Valaisansen firent de même 2 . Ce fut sans doute à cette occasion que lePape Clément VU nous adressa une lettre de remercimens, depuisMarseille, pour le secours accordé à l’Evêque de Lausanne*

Collisions analogues à Genève. Les réformés de celte ville ayantréclamé le secours de Berne, on allait en venir aux mains, quand,dit Vulliemin, Dieu conduisit sur les lieux d’honnêtes marchandsde Fribourg. Ils allèrent de l’un à l’autre parti, fesant entendreles noms d’amis, de combourgcois. Les réformés, ajoute l’auteur'audois, furent les premiers à les écouler favorablement et la paix

1 Chronique Monlcnach. — s A. C.