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Seconde partie.
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SECONDE PAHTIE.

se fit. Mais quelques semaines plus tard, P. Werly, de Fribourg,qui était chanoine de la cathédrale (sans doute depuis qu’il étaitentré à Genève avec nos troupes, en qualité d’aumônier), ayantdonné un soufflet à un jeune réformé, celui-ci le blessa de sonépée i .

L’année suivante 1533, une querelle de religion s’étant en-gagée dans la rue, un catholique qui avait été le provocateur dudifférend, monta chez le grand-vicaire, où plusieurs prêtresétaient assemblés : Venez, venez, leur dit-il, on maltraite lescatholiques. « A ce mot, Marc Versonay court faire sonner le tocsinet messirc P. Werly, l’un des plus appareils des chanoines, sai-sissant sa hallebarde et la brandissant, court au Molard et crie :où sont les chrétiens? qu’ils viennent après moi, qu’ils viennent! »Sa hallebarde lui fut enlevée. Dégainant alors une large épée, ilse mil à en frapper à droite et à gauche, jusqu'à ce que, se sen-tant blessé, il prit la fuite. Il reçut en fuyant le coup de la mort! 2'Aussitôt 80 parens et amis de la victime, accompagnés des dé-putés du Gouvernement, partirent de Fribourg pour tirer ven-geance de ce meurtre. Les Genevois s’adressèrent à Heine qui en-voya ses députés d’abord à Fribourg, pour y disposer les espritsà la paix, de là à Genève. L’aflàire fut portée devant les tribu-naux. Mais le frère de Werly, sans attendre l’issue du procès ,s’empara, avec le secours que lui fournit le Comte de Genevois,

1 Jeanne de Jussie dit qu’au sortir des matines « un lion et hardi catholique ar-» radia le. placard (hérétique) et qu’un hérétique indiqué tira l’épée et le frappa au» liras tellement que peu s’en fallut qu’il n’y perdit tout son saut;, et qu’il en fut« longtemps au lit » Magnin. Si l’on en croit Ituehat, le chanoine Werly avait étéobligé de se sauver de Fribourg eu traversant la Sariue, à cause de sou penchantvers les nouvelles doctrines.—'2 On a confondu, dans l’histoire du chanoine Werly,deux époques distinctes. Dans la première , lorsqu'il arracha un placard hérétique,il ne fut que blessé. C’était en 15112. I.a collision du Molard, pendant laquelle ilreçut le coup de la mort, n’eut lieu que le <> mai de l’année suivante. Pierre Coin-béret OU Ihobcret, dit l’Iloste, convaincu d’avoir été du nombre de ceux quiavaient poursuivi Werly, à la trace do son sang et de l’avoir tué d’un coup porté parderrière , pendant qu’il fuyait en montant les degrés d’une maison, fut condamné àavoir la lête tranchée. Gnlefje.