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Seconde partie.
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CHAPITRE V.

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Concise on renversait les autels, qu’on abolissait la messe à Neu-châtel, qu’à Orbe Christophe Hollard, frère de notre doyen,brisait impunément les images et qu'Estavayer hésitait, ceux deRomont veillaient avec soin au maintien de l’ancienne foi. On leuren sut tellement gré à Fribourg, qu’on donna un char de vinaux gens de Romont, qui vinrent un jour en procession à Bour-guillon. A Avenches, l’inlluence de Fribourg luttait encore avecénergie contre celle de Berne et Soleure.

Cette même année (1535), à la demande des cinq Cantonscatholiques, notre Etat fit don à N.-D. des Ermites d’un ciergevalant 65 liv. 15 sous, soit 21 florins, 4 hatz, et d’un chandelieren laiton avec l’écu de Fribourg. On fit aussi l’acquisition de laseigneurie de Corserey, dont une partie appartenait à P. Ammann,l’autre au Couvent de Payerne L Le salaire que la France nousdevait ne fut pas oublié 2 . Les députés de tous les Cantons, réunisà Fribourg, en partirent le 25 Octobre, pour aller le recevoir àLyon, triste acte de dépendance mercenaire, qui devait se renou-veler encore bien des fois.

1 On vendit à celui-ci des hallebardes, pour qu’il pût parer momentanément lesassauts dont il était continuellement menacé par les hahitans. D’un autre côté, lebailli de Yaud revendiquait le protectorat de ce couvent, en faveur du Duc deSavoie, (.es prétentions opposées augmentaient l’embarras de la situation. — 2 LaFrance payait alors une pension aux familles suivantes : AtTry, Alt, Ammann, Fc-{Hiely, (’iollrau, Lanther, Lenzbourg, Montcnach, Praroinan, Pvlbon, Ilalzé,Ræniy, Reylf, Schaller, Schroter, Techtermann, Week, Werro, Wild, Zollet.