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SECONDE PARTIE.
Genève, huit ans après qu’elle eut été contractée (1534) L Parcontre Fribourg se lia par un traité spécial, dit de contbourgcoisic,avec les cinq Cantons
Quant à Lausanne, l’Evêque et le chapitre attendaient tout denotre appui pour empêcher la réforme d’y pénétrer. Dés 1529,ils avaient envoyé à Fribourg le chanoine Perrin, muni do pleinspouvoirs 3 pour conférer sur ce sujet avec notre Gouvernement.Et quand Berne prit vis-à-vis de Fribourg une attitude menaçanteà cause de l’Oberland, ce fut Lausanne qui nous témoigna le plusde dévoùinentL Le Pape lui-même nous avait écrit pour nousrecommander l’Evêque et l’Evêché 5 . Aussi prenions-nous tou-jours le parti de celui-ci, dés’qu’il s’élevait un différend entre lui etla bourgeoisie et, dans les marches ou conférences qui se tenaientà Paycrne (î , nos députés s’y trouvèrent toujours pour défendreles intérêts de l'Evêque, tandis que ceux de Berne appuyaient laville. Le 12 Mars 1535, ce Prélat vint lui-même à Fribourg pourdemander la bourgeoisie et se recommander à la protection duGouvernement, non-seulement contre l’indocilité de ses sujets deLausanne, mais encore contre celle de son clergé. Il demandaaussi des soldats à la ville de Bulle, qui nous consulta à ce sujet.
Bomonl, que visitait de temps en temps le Duc de Savoie, restaitinaccessible aux atteintes des novateurs. Taudis qu’à Granson et à
1 La reforme s’élail introduite à Genève dès l’an L r >28 et on la prêchait publi-quement à SI. Gênais. Déjà l’année précédente, six dépnlé.s fribourgeois étaientvenus protester contre les sermons dn Gordelier Hoquet, apostat. « Ainsi, dit IMagnin,» (levait finir une alliance, dont la conclusion avait commence et dont l’abandon» consomma la double révolution qui s'opérait à Genève. I.'appui que cet allié, le» plus ancien et le plus lésai, lui avait porté dans ses démêlés avec le Duc de Savoie,» et sa prompte intervention au moment où les armes allaient faire triompher la» cause de ce l'riuce, avaient assuré l'indépendance politique de Genève. Sa re-» traite livra cette ville à la réforme, qui n’y rencontra plus qu'une résistance af-» faiblic et des adversaires découragés. » Il parail que la Savoie s'empressa de pro-filer de cette circonstance, pour nous associer à ses hostilités contre Genève; car ellenous demanda des troupes, que nous eûmes le bon esprit de refuser. — 2 Ge fuialors que l'Autriche demanda un secours de mille hommes à la Suisse; mais lesquerelles qui l'agitaient, ne lui permirent pas de déTérer à cette demande. — 11 A.Affaires eccl. M° 137. — 4 Ibid. N° 142 et 1 It. — 3 Ibid. N°78.— « Ibid. N° 1*0-