CHAPITRE VI.
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Le lundi 14 Février, deux députés bernois, F. Sturler et Rod.Næguely, se présentèrent en Conseil et proposèrent, au nom deleur Gouvernement, de nous laisser prendre Romont et Rue, sinous voulions lui aider à prendre Yvcrdon. Il consentait aussi ànous abandonner Vaulruz, Cbâtel, Eslavayer et St. Aubin, maisrien de plus. Ce ne fut que le 25 Février, c’est-à-dire, plus d’unmois après la sortie des troupes bernoises, que Fribourg fit mar-cher les siennes pour aller glaner après leur récolte. L’inutilitédes efforts faits par la république pour soulever les cantons atta-chés comme elle à l’ancienne foi et la crainte de se voir res-serrée de toutes parts par la conquête des Bernois, avaient entraînésa résolution *.
La levée fut de 10GG hommes, sous le commandement deIL Kuntzi et Ulric Nix. La bannière était portée par GuillaumeSclialler. Une partie de ces troupes se dirigea sur Romont, l’autresur Bellegarde qui était menacé par ceux du Simmcnthal. Lecuré de Bellegarde fut nommé aumônier de ce détachement etreçut en celte qualité double paie de soldat. On fit jurer auxtroupes : 1° D’obéir à leurs chefs et de ne pas s’éloigner sansordre ou permission. 2' De faire à l’ennemi tout le mal possible>de ne pas quitter le drapeau pendant la bataille et de ne se livrerau pillage qu’après la victoire. 3° D’épargner les prêtres non ar-més, les femmes, les enfans, les vieillards impotens, les malades,les églises, les monastères et autres lieux consacrés, à moins qu’ilsne fussent occupés par l’ennemi ou ses effets. 4° D’être le moinspossible à charge à nos alliés et coiubourgeois et de leur payerles vivres. 5° De ne prendre dans les châteaux et villes renduesque les vivres nécessaires et de remçttre tout le butin en maintierce pour le partager ensuite en commun, fi" De tuer, sans mi-séricorde, ceux de leurs camarades>qui prendraient la fuite. 7° Deprier tous les jours 5 pater et 5 ave en l’honneur de Dieu et do
1 Yullieuiiu.
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