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SECONDE PARTIE.
Dans ce trajet, le contingent ncucliâtelois s’était permis les plusgrossières avanies contre les nionumcns du culte catholique, Re-doutant la vengeance des Fribourgeois, Neuchâtel sollicita desBernois une garnison de 200 hommes, qu’ils refusèrent en dé-clarant qu’ils nous avaient apaisés. Plusieurs Fribourgeois quiservaient dans l’armée savoisicnne furent rappelés et punis. Leprieur de Lutry implora notre protection L On lui envoya deuxConseillers. Ceux de Vaulruz demandèrent la bourgeoisie que nousavions déjà accordée à leur Seigneur. Nous la donnâmes aussi auSire de Chavannes, à condition qu’il produirait son extrait de bap-tême avant Pâques.
Komont, fort de sa position et de ses murailles, n’avait envie dese soumettre ni à Berne, ni à Fribourg. M. de Mézières, gouverneurdeVerceil, qui était à Romont, avait reçu, par le canal de M. dela Sarraz, une lettre du Duc de Savoie, par laquelle il lui en-joignait d’encourager la bourgeoisie à lui rester fidèle. M. Mail-lardoz avait assuré celle-ci qu’elle serait bientôt tirée d’embarras,que la moitié des habitans d’Evian, armés de lances, étaient sortispour s’opposer aux Bas-Valaisans et que l’autre moitié s’ôtait por-tée sur Genève; qu’en outre 6000 miliciens et 4000 Espagnolsétaient rassemblés à Chambéry. Fribourg fit sommer Romont dese rendre, et ceux de Lausanne accouraient déjà pour se joindreà notre bannière prête h marcher. Mais ayant appris en cheminque, par la médiation de nos combourgeois de Gruyères, celte villeavait obtenu un sursis, ils retournèrent chez eux.
A Echallens, les Bernois apprirent des alliés de Lausanne quedes députés fribourgeois étaient arrivés sur les bords du lac ; qu’àleur instigation et celle de l’Evêque, les quatre paroisses de La-vaux s’étaient liguées avec Vcvoy pour une défense commune etque 4000 Italiens débarqués à Morgcs s’avancaient, commandéspar le marquis de Musso (Médicis).
* A. C. Affaires cccl. 134.