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Seconde partie.
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CIIXPITKE VI.

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bernoise s’ôtait emparée de Blonav, St. Légier et la Cliiésa : ellesommait même les bourgeois de Bulle et de la Boche, quoiqu'ilseussent été expressément réservés; elle avait aussi occupé Avenchesqui nous était lié par un traité de combourgeoisie. 3° Ceux d’Yver-don et de Moudon avaient non-seulement détruit un grand nom-bre de croix, mais incarcéré deux de nos ressorlissans. Enfini° Berne avait convoqué les bans de Morat et de Grasbourg, bienque cette année ils nous appartinssent. A ces plaintes était jointela menace qu’on en appellerait à la Confédération.

Pour toute réponse, Berne nous demanda des troupes pour dé-fendre le pays conquis. Nous exigeâmes en retour : 1° qu’on nouscédât tout le pays compris entre Cudrefin et la Molière, et depuislà jusqu’à Vevey; 2° que ceux de la Boche, Bulle et Albeuve nefussent point molestés; mais que ces paroisses nous fussent cédées,ainsi que Corbiéres, Combremont, Payernc et tout ce qui dépen-dait de ce couvent, Bomainmolicr, Vevey, St. Légier et laCliiésa.

Berne ayant fait une réponse hautaine, nous rabattîmes nosprétentions à la Roche, Bulle et Albeuve, mais en même tempsnous réclamâmes une diète générale pour obliger les Bernois àparaître à une journée de droit. On instruisit les religieux dePayerne et de Romainmotier de ce qui se passait, en les invitantà nous envoyer tous leurs documens. Claude Monlenach fut enmême temps chargé d’amener quelques religieux à Fribourg,avec leurs titres. Berne voulut d’ors et déjà introduire la reformeà Avenches. Notre Gouvernement s’y opposa avec énergie. Lesdéputés de Zurich, Bâle, Lucerne et Sclnvytz se présentèrent enConseil, au nom des onze Cantons neutres et, après le salut fé-déral , demandèrent avec des expressions très-llatteuses que, d’a-près le recès de la diète de Baden, qui désirait connaître à fondles suites de nos démêlés avec Berne, nous envoyassions des dé-putés à une conférence à la Singine.