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Seconde partie.
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SECONDE PARTIE.

Coite conférence amiable eut lieu et le partage du pays conquis yfut réglé définitivement. Joseph Amberg, Landummann de Schwyfz,agissant en qualité de sur-arbitre choisi par Berne, avec

quatre assesseurs, prononça la sentence arbitrale et décida entreautres, que les titres du prieuré de Payerne seraient remis aux Ber-nois 1 . Cet arrêt mécontenta souverainement l’Etat de Fribourg,qui se plaignit de la partialité du sur-arbitre. Dans la même con-férence on convint qu’à l’avenir, quand Berne serait le demandeur,robmann serait pris à Zurich ou à Bàle ; dans le cas contraire , àUri ou à Schwytz , et que le lieu de la marche serait au pont de laSinginc 2 .

Malgré la défense intimée aux Bernois par Charles V, sous datedu 5 juillet 1530, ceux-ci décrétèrent qu’une dispute religieuseaurait lieu à Lausanne. Notre compatriote, P. Giroud ou Cyro, yassista en qualité de Chancelier de Berne. Il avait été envoyé àBorne auprès de Léon X, en 1520 , par les deux Etats de Berne etFribourg. Lausanne ayant ensuite abjuré le culte catholique, re-nonça deux ans plus tard à notre bourgeoisie. Elle y fut forcée parles Bernois, ainsi qu’Avenelles. Jean de St. Curge, Jean Loy tFrançois de Plaît et François Sauvey vinrent à cel effet à Fribourg,le 25 février.

11 se tint encore une conférence religieuse à Morat, laquelle sctermina à l’avantage des réformés ou plutôt des Bernois, dont lapolitique était intéressée au progrès des nouvelles doctrines. Quandla persuasion ne suffisait pas, ils imposaient l’apostasie par la

1 Comment concilier ce fait avec l'existence do ces titres dans nos archives?(Vov. pièces justif. N® XI). A ce sujet un capucin lit mémo alors, en prêchant àN. D., une déclaration citée par le Chancelier Tcchtcrmann, d'où il résulte queces lilres ont été remis à Fribourg. En 15:18 MM. Couglenhcrg el Fruyo furentchargés de demander aux liernois qu’ils nous remissent les lilres des terres récem-ment acquises, comme nous leur avions remis ceux du couvent de Payerne. Dansune lettre aux lieruois, du i<t juillet, il est dit expressément qu'on leur a remis leslilres de Payerne. — 9 Voy. liurgrechlcn und Pumllnusscn der Sladl Frevburg ii>l.'chlland.