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Le Comte de Gruyères lui-même dut sultir, dans scs étals, l’in-tervention violente de la politique bernoise dans les affaires de reli-gion. La seigneurie d’Aubonne, qui comptait une ville et dix àdouze villages, ne put plus rester catholique et le Comte en pritoccasion de s’emparer de tous les biens ecclésiastiques. Les couvonsétaient surtout l’objet de vexations odieuses. Les religieux do laLance et de Komainmotier s’en plaignaient à Fribourg amèrement.Les Bernois projetèrent même le partage des biens du premier etMM. Ammann et Heiff furent envoyés à Granson pour s’y opposer(1538). Une protestation semblable avait été laite l’année précé-dente, touchant Concise et Provence. La Chartreuse de la Lancen’en fut pas moins définitivement supprimée, le 7 mars 1538 , et,dans le partage de ses biens, les vignes échurent à l’Etat de Fri-bourg, qui les donna à son hôpital bourgeois 1 . Fribourg intervintauprès du Conseil de Lausanne en faveur des religieuses de Belle-veaux , brutalement expulsées de leur cloître
Fribourg, irritée contre Berne, dont toute la conduite, depuisla conquête, n’avait été, pour ainsi dire, qu’une insulte continue,désirait en vain séparer sa politique de celle de sa rivale, se déga-ger des derniers liens qui l’attachaient à elle, et négocier séparé-ment avec la Savoie. Il fallut traiter eu commun. Les deux villespayèrent au Duc de Savoie les dettes hypothéquées sur les paysconquis. Filles s’élevaient à la somme de 150,000 écus. Fribourgen paya 30,000. Les deux Etats se garantirent aussi mutuellementleurs conquêtes. Mais Fribourg lit valoir ses droits sur Vuippcns,lorsque Berne voulut s’y faire rendre hommage. Elle ne protesta pasavec moins d’énergie , lorsque le Procureur de l’ayerne s’avisa deciter par devant lui nos gens d’Autafond et, lorsque deux ans plustard , ceux d’Ueberslorf furent sommés de contribuer à la bAtisscde la maison du prédicant d’Ablingen
* Archives de l’hdpilal. — 2 A. C. Affaires ccclcs. N" 15.1. lliichal a l’air «h*dire le contraire. I.iv. K>. — 3 A. C. Missival.